UEFA: Servette tire Valence
A Nyon mercredi, le tirage au sort a désigné les Espagnols de Valence comme adversaires des Genevois du Servette, en 8e de finale de la Coupe UEFA.
Servette disputera le match-aller le 21 février à Valence, en Espagne, dans un stade qui peut recevoir 53’000 personnes. Une semaine plus tard, le 28 février, le match-retour opposera le club genevois à Valence, aux Charmilles. Un stade qui ne peut contenir que 9’000 spectateurs.
Un club ibérique plus fort encore
Après le Real Saragosse en 32es de finale, Servette rencontre donc un autre club espagnol. Mais d’un calibre bien supérieur. Ne serait-ce qu’en regard du fait qu’il a été deux fois de suite finaliste de la prestigieuse Ligue des champions, ces deux dernières saisons.
Mais avec un entraîneur aussi astucieux que Lucien Favre et avec la confiance acquise au fil des rencontres européennes, rien n’exclut un nouvel exploit des Servettiens.
Car, avouons-le, personne ne les voyait éliminer Saragosse et, encore moins, Hertha Berlin, en 16es de finale. Pourquoi, dès lors, aurait-il peur de la Liga? Même si Valence est devenu un grand d’Europe.
Encore que ce FC Valence a déjà remporté deux coupes UEFA en 1962 et 1963, ainsi qu’une Coupe des Coupes en 1980. Valence est actuellement septième ex-aequo du championnat d’Espagne avec le FC Barcelone.
On notera au passage de grandes individualités ibériques, le gardien de l’équipe nationale d’Espagne, Canizarès, le Chilien Ayala en défense, Gonzales au milieu du terrain et le géant noir d’un mètre 95, Carew, qui, en attaque, pèsera de tout son poids sur la défense genevoise.
Assurer le match-aller en Espagne
«Je pense que Valence est réellement plus fort que Saragosse, commente le gardien et capitaine de Servette, Eric Pédat. D’autant que le club et sa région attendent une consécration cette année.
Si les individualités de Valence semblent nettement supérieures à celles de Saragosse, les joueurs de Valence n’ont cependant pas encore retrouvé leur meilleur rendement depuis le départ du régisseur Mendieta.
Et bien que Servette se soit qualifié lors de ses matches à l’extérieur, respectivement devant Slavia Prague et Hertha Berlin, Eric Pédat préfère tout de même jouer le match-retour à la maison, aux Charmilles.
«Pour sentir la température, précise Eric Pédat, il est préférable d’aborder défensivement une équipe plutôt que de devoir d’entrée attaquer. Au risque de se voir contrés et quasiment éliminés dès le match-aller, pour avoir ouvert beaucoup trop d’espaces.»
Emmanuel Manzi
En conformité avec les normes du JTI
Plus: SWI swissinfo.ch certifiée par la Journalism Trust Initiative
Vous pouvez trouver un aperçu des conversations en cours avec nos journalistes ici. Rejoignez-nous !
Si vous souhaitez entamer une conversation sur un sujet abordé dans cet article ou si vous voulez signaler des erreurs factuelles, envoyez-nous un courriel à french@swissinfo.ch.