Welcome à la swiss confederation bill
Pour passer la rampe de la chambre basse du Parlement irlandais, les accords bilatéraux ont pris l'express.
La procédure au Parlement irlandais n’aura pas été longue. Mercredi passé, le sénat adoptait la «swiss confederation bill», sans amendement et sans relecture. Il en aura été de même jeudi à la chambre basse.
L’Irlande est donc l’avant-dernier pays à avoir ratifié les fameux accords bilatéraux. La France l’avait fait le 21 novembre. Reste encore la Belgique.
En salle d’attente
Le gouvernement irlandais avait promis de «ne pas être le dernier pays à ratifier». Personne n’avait supposé un instant qu’il fallait prendre cette petite phrase au sens strictement littéral.
Les raisons de ce «retard» ne sont que techniques. Du moins si l’on en croit Sinead Ryan, porte-parole du gouvernement pour les questions européennes.
La période exécutive arrive à son terme à la mi-2002. Et les ministres en place ont beaucoup de textes à faire passer devant le Parlement avant cette échéance. Raison pour laquelle la «swiss confederation bill» a dû passer quelque temps en salle d’attente.
Une tentative avait été faite de coupler ce texte sur les accords bilatéraux à une loi qui avait quelque rapport avec lui. Mais qui était plus importante pour l’Irlande. En clair, l’idée était que l’une entraîne l’autre.
La question suisse
La tentative a échoué. Cette explication «technique» s’embellit tout de même d’une petite couleur politique. La question suisse n’est pas nécessairement une question essentielle en Irlande.
«Les relations entre nos deux pays étaient et restent excellentes», précise Sinead Ryan. Après ce passage express et sans problème devant le Parlement, la porte-parole espère, et s’attend, à ce que la présidente irlandaise, Mary McAleese, signe la loi sur les accords bilatéraux ce week-end déjà.
Gaetan Vannay
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