Des violences entachent le match Egypte-Algérie, trois blessés
(Keystone-ATS) Le Caire – Des violences ont entaché samedi soir le match de football remporté 2-0 par l’Egypte contre l’Algérie. Le caillassage de bus transportant des supporteurs algériens a fait trois blessés, à la sortie du stade international du Caire.
Ces heurts interviennent deux jours après une attaque contre le bus de la sélection algérienne, qui venait alors d’arriver dans la capitale égyptienne afin de prendre part à cette rencontre cruciale pour la qualification au Mondial-2010. Leur véhicule avait été la cible de jets de pierre faisant trois blessés parmi les joueurs.
Postés à l’issue de la rencontre à un barrage de police abandonné, les supporteurs des Pharaons ont attendu la sortie des véhicules devant ramener les Algériens à leur hôtel aux abords du stade, en banlieue du Caire, a constaté un journaliste de l’AFP sur place.
Ils ont fait ralentir tous les véhicules au niveau du barrage pour vérifier si les passagers étaient algériens ou égyptiens. A chaque fois qu’un bus transportait des Algériens, il s’est fait copieusement caillasser.
Au moins quatre bus ont ainsi été attaqués, a rapporté le journaliste de l’AFP, constatant que la rue était jonchée de verre brisé.Climat électrique
Un responsable des services de sécurité a déclaré que trois supporteurs algériens avaient été légèrement blessés dans l’attaque, affirmant toutefois que seul un bus avait été la cible de jets de pierres.
A quelques dizaines de mètres de là, se trouvaient quatre camions de la police anti-émeutes, mais les forces de l’ordre ne sont pas intervenues, selon le journaliste de l’AFP.
Les jours précédant ce match crucial, qui a vu les Pharaons sauvegarder à la dernière minute leurs chances d’une qualification au Mondial-2010, s’étaient déroulés dans un climat électrique, avec échange d’invectives entre supporteurs sur internet et par médias interposés, au point que les autorités des deux pays ont dû multiplier les appels au calme.
La tension a culminé jeudi soir avec le caillassage du bus de la sélection algérienne. Les traces de l’agression étaient d’ailleurs visibles pendant la rencontre sur deux des trois joueurs algériens blessés, qui portaient des pansements à la tête.