Aujourd’hui en Suisse
La démocratie parfaite n’existe pas, chers abonnés, même en Suisse.
C’est le politologue Claude Longchamp qui le dit dans sa dernière chronique pour swissinfo, où il relève dans la foulée que la démocratie de concordance est mieux considérée par les observateurs à l’international, en plein désenchantement démocratique.
Reste à faire des enfants. Sinon il manquera à la Suisse quelques 700'000 travailleurs dans dix ans.
Bonne lecture,
La Suisse serait la plus ancienne et la meilleure démocratie du monde. Mais est-ce vrai? Les réponses des chercheurs contemporains sont bien plus nuancées, raconte le politologue Claude Longchamp.
Chroniqueur chez swissinfo.ch, il rappelle l’importance du «modèle anglo-saxon de démocratie libérale, caractérisé par un gouvernement et une opposition, des partis populaires et une économie de marché avec des groupes de pression comme composants d’un nouveau système politique jusqu’à présent inégalé.»
Un modèle en recul. Dans son rapport annuel sur la démocratie dans le monde, l’hebdomadaire britannique The Economist souligne un nouveau recul en 2019, son indice de démocratie atteignant le taux le plus bas jamais enregistré depuis sa création en 2006.
Claude Longchamp, lui, souligne que «la concrétisation des principes démocratiques est plus importante que les institutions en soi.» En Suisse, cela passe notamment par le principe de concordance entre les principaux partis du pays, non une alternance entre majorité et opposition. Une hérésie qui s’avère aujourd’hui précieuse, à l’heure du désenchantement démocratique.
- La chronique de Claude Longchamp (swissinfo)
- Le dernier Indice de démocratieLien externe publié par le groupe de presse britannique The Economist Group (angl.)
- «Les peuples rejettent la verticalité du pouvoirLien externe», analyse l’anthropologue Marc Abélès dans le quotidien suisse Le Temps (abonnés)
Les couples de Suisses ont non seulement des enfants plus tardivement, mais ils en ont également moins. Notre consœur Alexandra Kohler fait le point dans un premier article d’une série que swissinfo.ch consacre aux parents en Suisse.
Les spécialistes parlent d’une baisse de la nuptialité et de la fécondité. Une femme a en moyenne 1,52 enfant, un taux relativement constant en Suisse depuis 1990 qui est passé de 2,4 en 1950 à 1,4 en 2006.
Résultat: la Suisse sera en manque de 700’000 travailleurs dans dix ans, avertit l’Union patronale suisse. Avec la vague de départs à la retraite des baby-boomers, beaucoup de postes de travail vont se libérer. De nouveaux emplois vont être créés. Et l’immigration ne suffira pas à combler le manque.
- Alexandra Kohler explique pourquoi avoir un enfant devient un luxe en Suisse
- Le risque de pénurie de main-d’œuvreLien externe, selon les milieux économiques (RTS)
- L’article FamilleLien externe du Dictionnaire historique de la Suisse
Avec les difficultés rencontrées par Baselworld, l’horlogerie suisse a besoin d’une nouvelle vitrine pour mettre en avant son savoir-faire, relève notre confrère Samuel Jaberg.
Depuis deux ans, Baselword a perdu plus de la moitié de ses exposants et de ses visiteurs, rappelle Samuel Jaberg. Swatch Group, le plus grand groupe horloger au monde, a quitté avec fracas la manifestation bâloise à l’été 2018, et ne semble pas pressé d’y revenir. Mais au lieu de s’allier, les horlogers multiplient les initiatives chacun de leur côté.
L’heure est grave, d’autant que la Suisse a raté le virage de la montre connectée. Face au milliard de montres vendues chaque année dans le monde, dont près de 68 millions de montres connectées, l’horlogerie suisse ne pèse pas lourd en termes d’unités avec moins de 20 millions de pièces exportées annuellement.
- Pourquoi les horlogers suisses doivent s’unir pour contrer Apple & Co (swissinfo)
- Le blog du consultant Olivier R. MüllerLien externe, hébergé par Le Temps
La Chine a démarré vendredi la construction à Wuhan d’un hôpital destiné à accueillir d’ici 10 jours un millier de patients victimes du nouveau coronavirus.
C’est l’une des dernières mesures décidées par Pékin qui joue gros avec cette crise sanitaire. La ville de Wuhan, où sont concentrés la grande majorité des cas de contamination, a été placée jeudi sous quarantaine, les habitants n’étant plus autorisés à sortir.
Un confinement élargi à d’autres villes de la région. Plus de 40 millions de Chinois étaient ainsi confinés vendredi. Le bilan du nouveau coronavirus continue de s’alourdir. Mais pour le moment, l’OMS a renoncé à déclarer une urgence internationale.
Un sang-froid que gardent aussi les autorités suisses qui estiment qu’il n’y a pas lieu d’appliquer pour l’instant à l’entrée du territoire suisse des mesures semblables à celles prises dans certains pays d’Asie du Sud-Est, à Rome et à Londres. Pas de panique donc, mais la vigilance s’impose, en Suisse comme ailleurs.
- «Les virus tels qu’Ebola sont le grand défi sanitaire du 21e siècle» (swissinfo, 2014)
- Les explications de l’OMSLien externe sur le coronavirus 2019-nCoV
- Le coronavirus dans le site de l’Office fédéral de santé publiqueLien externe
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