Aujourd’hui en Suisse
Chères lectrices, chers abonnés,
La désormais pandémie mondiale de Covid-19 peut toucher chacun d’entre nous, raison première des mesures de plus en plus drastiques prises par les gouvernements pour la contenir. Mais chacun d’entre nous réagit selon son vécu, son caractère et sa culture, la peur tendant à raviver notre instinct de survie et nos préjugés.
C’est un défi pour les sociétés ouvertes et démocratiques. Sommes-nous capables - individuellement et collectivement - de mieux faire face au coronavirus que la Chine autoritaire qui se présente déjà comme le modèle à suivre pour surmonter la pandémie?
Haut les cœurs et bonne lecture,
Voici le témoignage d’une touriste de Milan en vacances en Haute-Engadine, dans le canton des Grisons, à deux pas d’une Italie en quarantaine.
Christina (nom d’emprunt) raconte que, dans cette région de montagne idyllique, rien ne semble perturber le sentiment de sécurité de la population locale. Tout le monde pense, dit-elle, que le virus ne s’attaque qu’aux Milanais qui séjournent dans la région.
La Haute-Engadine est un peu le paradis des riches Milanais. C’est ici, à 1800 mètres au-dessus du niveau de la mer, entre Celerina et Sils Maria, que de nombreuses familles lombardes passent leurs vacances d’hiver. Et c’est aussi ici que des centaines de Milanais se trouvaient quand Rome a mis la Péninsule en quarantaine.
Christina raconte comment ses compatriotes séjournant dans la station se sont mis à suivre les mesures de protections préconisées par Rome, alors que les gens du cru n’en prenaient aucune. Cette histoire très humaine dit aussi la part d’improvisation de nos sociétés et de nos gouvernants face à une crise aussi ample qu’inédite.
- Lire le témoignage de Christina sur swissinfo.ch
- Le Temps nous parle de l’amour, l’amitié (et tout le reste) au temps du Covid-19Lien externe (abonnés)
- Coronavirus: les lecteurs de swissinfo.ch dans le monde témoignent
- Les conseils aux voyageursLien externe du ministère suisse des affaires étrangères
- Les dernières mises à jour sur les restrictions de voyage dans le mondeLien externe par l’Association internationale du transport aérien (IATA) basée à Genève
Touche pas au grisbi, disaient les Tonton Flingueurs. Le Parlement suisse refuse de mieux contrôler le financement du matériel de guerre.
La Banque nationale suisse et les institutions de prévoyance doivent pouvoir continuer d’investir dans des entreprises qui produisent du matériel de guerre, estime le Parlement suisse. La Chambre basse recommande au peuple de rejeter l’initiative populaire contre le commerce de guerre et refuse de renforcer le contrôle et la transparence des investissements.
Le débat s’est résumé à un affrontement gauche-droite, un camp défendant les valeurs éthiques et l’autre la place économique helvétique, relève ma consœur Marie Vuilleumier
- Le compte-rendu de la séance parlementaire par Marie Vuilleumier
- Armes et humanitaire: c’est reparti comme en 14! (swissinfo.ch)
- LLes Tontons Flingueurs (1963) – Touche pas au grisbiLien externe
Comment les Suisses d’Italie vivent le confinement de la Péninsule? Avec sérénité et un esprit de solidarité, raconte ma consœur Melanie Eichenberger.
«Je suis inquiète», indique Angela Katsikantamis, 29 ans, de Pérouse. Mais cette jeune Suissesse de l’étranger ne parle pas de sa propre situation – isolée chez elle en Ombrie – non, elle parle de la situation en Suisse. Les nombreux Suisses d’Italie qui ont répondu à swissinfo.ch cherchent à tirer le meilleur de cette expérience.
Parmi ces témoignages, Susan von Arx estime que l’Italie a été obligée de prendre ces mesures drastiques. «Jusqu’à avant-hier, surtout les jeunes et ceux qui se sentent jeunes – c’est-à-dire presque tout le monde – ne prêtaient guère attention aux recommandations». Samedi à minuit, Albe était toujours aussi pleine de gens. «Et ceux qui se sentaient super intelligents quittaient les zones confinées (Milan, la Lombardie, etc.) en direction du sud de l’Italie pour rentrer chez leur maman ou dans la maison de vacances au bord de la mer, au risque de propager le virus dans le Sud.»
- L’Italie en quarantaine vue par des Suisses qui y résident (swissinfo.ch)
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Les forfaits fiscaux pratiqués en Suisse n’ont plus la cote. Face à la hausse d’impôts qui se profile, nombre d’étrangers préfèrent la taxation ordinaire, plus chère mais plus sûre.
Destiné aux résidents fortunés venus d’ailleurs, le système des forfaits fiscaux taxe le train de vie et les dépenses du contribuable en Suisse, non ses revenus réels et sa fortune. Mais voilà, ces forfaits seront moins avantageux qu’aujourd’hui dès le 1er janvier 2021.
Et le nombre de personnes soumises à l’impôt «d’après la dépense» est en nette baisse dans les principaux cantons romands, qui ont le plus utilisé ce mode d’imposition contesté ces dernières années.
- Les forfaits fiscaux suisses sont en perte de vitesse, détaille mon confrère Olivier Grivat (swissinfo.ch)
- Ce que le forfait fiscal rapporte vraiment à la Suisse (swissinfo.ch)
- À Zoug, la vie dans un «paradis fiscal» suisse
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