Aujourd’hui en Suisse
La lecture, chers abonnés, nous sauve du confinement.
Mais les professionnels du livre, comme des journaux, subissent lourdement les effets de la crise économique induite par la pandémie qui a réduit au confinement près de la moitié de la population mondiale.
Résister, c’est aussi soutenir ces urgentistes de la démocratie.
Bonne lecture,
Les violences faites aux femmes sont majoritairement le fait du conjoint. Une situation exacerbée par les mesures de confinement, souligne ma consœur Katy Romy.
Près de trois milliards de personnes dans le monde sont confinées chez elles pour se protéger et protéger les autres. Une injonction qui présuppose que le foyer est un endroit sûr et douillet. C’est oublier que la violence s’invite dans l’intimité de nombreuses personnes, en particulier des femmes, transformant le confinement en cauchemar, avertit Katy Romy.
«La quarantaine augmente la pression sur les systèmes familiaux. Elle est susceptible d’exacerber les dysfonctionnements», avertit Myriame Zufferey, directrice de Solidarité Femmes pour la région de Bienne. Un danger très menaçant pour les familles nombreuses, précaires et logées dans de petits appartements, même si tous les milieux sont concernés par ce fléau mondial.
Consciente du problème, la Confédération a mis sur pied une task force, pilotée par le Bureau fédéral de l’égalité entre femmes et hommes.
- Victimes confinées avec leur agresseur, un cauchemar dont rend compte Katy Romy (swissinfo.ch)
- La task force mise sur pied par la Confédération
- À Bordeaux,Lien externe l’impact du confinement sur les violences conjugales (Rue89 Bordeaux)
Des hôpitaux débordés par les malades du Covid-19 quand l’épidémie explose. Le risque existe aussi en Suisse, alors que l’épicentre de la maladie reste l’Europe avec près de 275’000 cas officiellement diagnostiqués.
Selon les chiffres de la Société suisse de médecine intensive (SSMI), les 82 unités de soins intensifs certifiées du pays offrent entre 950 et 1000 lits, capacité qui peut être augmentée dans de nombreuses unités face à des situations exceptionnelles. Il faut y ajouter 400 à 450 lits dans les unités de soins intermédiaires. Il y a donc encore de la marge, constate prudemment mon confrère Marc-André Miserez.
Il raconte également comment les hôpitaux s’adaptent en temps réel à la croissance de l’épidémie et aux connaissances médicales qui émergent sur le SARS-CoV-2, ce nouveau coronavirus qui mobilise de nombreux laboratoire dans le monde.
- La situation dans les hôpitaux suisses, par Marc-André Miserez (swissinfo.ch)
- Dans les hôpitaux du nord de l’ItalieLien externe, le cri de désespoir des soignants (Courrier International/abonnés)
- Les informations de la SSMI sur COVID-19Lien externe
Que faire si vous avez planifié un voyage à l’étranger et que, pour cause de pandémie, vous devez l’annuler? Les dépenses déjà engagées seront-elles remboursées? Pourquoi les assurances entrent en matière en cas d’épidémie, mais pas de pandémie ? Autant de questions auxquelles mon confrère Riccardo Franciolli tente de répondre.
Dans de nombreux cas, assure un assureur, les services déjà réservés, comme les vols ou l’hébergement à l’hôtel, peuvent être annulés gratuitement, ainsi que les modifications de réservation correspondante. Quand un voyage est déconseillé par le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) ou par l’Office fédéral de la santé publique, comme c’est actuellement le cas, le remboursement est généralement garanti par l’assurance voyage, précise encore mon confrère.
Selon l’Organisation mondiale du tourisme, la pandémie va entraîner une chute des visites touristiques de 20 à 30 % en 2020. Cette agence de l’ONU estime la baisse des rentrées touristiques entre 300 et 450 milliards de dollars.
- Coronavirus: Que faire si l’assurance voyage est aux abonnés absents? (swissinfo.ch)
- Les conseils du DFAE aux Suisses voulant rentrer au paysLien externe
- Les recommandations aux voyageursLien externe de l’Association internationale du transport aérien (IATA)
- L’Organisation mondiale du tourisme sur le front du Covid-19Lien externe
Malgré des audiences record, le coronavirus fragilise les médias suisses. C’est l’amer constat d’une profession qui démontre plus que jamais son importance pour que les citoyens puissent encaisser au mieux le choc mondial de la pandémie.
Qu’ils soient privés ou publics, les médias souffrent de la chute des recettes publicitaires, nombre d’entreprises renvoyant leurs campagnes de pub à des jours meilleurs. Pour de nombreux titres d’une presse privée déjà ébranlée par la transition numérique, la pandémie est une menace de mort. Raison pour laquelle, les syndicats et les éditeurs appellent avec force les autorités fédérales et cantonales à soutenir financièrement les médias dans tout le pays.
Une presse libre est essentielle pour assurer un avenir aux sociétés démocratiques. Un rôle que remplissent également les librairies, fermées suite aux mesures de confinement. Pour que la plateforme Amazon n’en profite pas pour ramasser toute la mise, les librairies de Suisse romande appellent les lectrices et les lecteurs à passer commande chez elles.
- La crise pandémique que traversent les médias suisses (swissinfo.ch)
- «Une presse libre en ChineLien externe aurait peut-être prévenu une pandémie », dit Christophe Deloire, secrétaire général de Reporters sans frontières (Le Temps)
- Si vous voulez que l’édition romande survive, commandez-nous des livres! C’est l’appel que lance Caroline Coutau, directrice des éditions ZOE dans le Point du jour de Heidi NewsLien externe
- Tous les livres sont accessibles via les librairies romandes présentes sur cette pageLien externe
- L’ensemble des débats citoyensLien externe de l’édition 2020 du FIFDH
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