Aujourd’hui en Suisse
Chères et chers Suisses de l’étranger,
Peu à peu, la Suisse reprend vie. Ce lundi, le pays a amorcé la deuxième étape de son déconfinement. Les enfants ont repris le chemin de l’école. Restaurants, bars et commerces ont rouvert leurs portes. Mais avec les mesures d’éloignement social et d’hygiène, rien n’est vraiment comme avant.
Bonne lecture,
Après deux mois de semi-confinement, les élèves ont vécu une rentrée particulière aujourd’hui. La plupart des cantons alémaniques ont accueilli à nouveau tous les élèves, alors que la Suisse romande opte pour un retour progressif.
Certains élèves se réjouissent, d’autres s’étaient habitués à l’école à la maison. «Je préfère que ce soit ma maîtresse qui fasse la maîtresse», confie Émile, 7 ans, au quotidien Le Temps. L’écolier genevois n’a pu voir qu’un seul camarade durant le confinement et se réjouit de retrouver les autres. Nina, elle, n’a plus très envie de retourner à l’école. «J’ai aimé me lever à l’heure que je voulais», dit-elle.
Les parents aussi sont divisés sur le retour à l’école. En Suisse romande, des pétitions contre la réouverture des écoles ont été lancées, alors qu’à Zurich des parents ont exigé un retour en classe intégral, arguant du stress des parents qui devront jongler avec les horaires fractionnés de leurs enfants.
- Lire l’article de ma collègue Isobel Leybold-Johnson
- L’articleLien externe du journal Le Temps sur le retour à l’école
- Une enseignante raconte sa matinée de rentrée scolaire, le reportage de la RTSLien externe
Acheter des vêtements, boire un café ou déguster un mets au restaurant est à nouveau possible depuis aujourd’hui, dans des conditions très strictes. En Suisse romande, l’affluence dans les établissements est restée modérée.
Une table ne peut compter que quatre personnes ou une famille et pas question de placer de nouveaux clients à une table déjà occupée. Les restaurateurs ont dû adapter leurs espaces. Certains ont même choisi de rester fermés par peur de perdre de l’argent.
Les magasins d’habits ont aussi accueilli leurs premiers clients aujourd’hui. Les vêtements n’étant pas considérés comme des porteurs du virus, ils ne seront pas désinfectés. Certains commerçants ont toutefois adopté des mesures plus strictes, et la plupart des grandes marques de mode encouragent l’essayage à domicile.
- Regarder le reportage de la RTSLien externe sur la réouverture des magasins
- La RTS est allée à la rencontre des restaurateursLien externe
- Le coronavirus en Suisse: les derniers développements
«Nous devons tout mettre en place pour éviter un deuxième confinement», souligne le directeur de l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) Pascal Strupler. A l’heure où la Suisse se déconfine, les autorités étudient déjà des stratégies pour gérer une deuxième vague de contaminations.
Déconfinement ne rime pas avec rapprochement, rappelle le directeur de l’OFSP, qui craint que certains n’oublient les mesures d’hygiène, dont le lavage des mains et la distanciation sociale. «Il faudra répéter, encore et encore, le message.»
Pascal Strupler rappelle que le port du masque est nécessaire lorsque les règles de distance ne peuvent pas être respectées, notamment dans les transports publics. Pour contrôler l’épidémie, davantage de personnes doivent aussi être testées au Covid-19.
- Lire l’articleLien externe de la plateforme d’information Heidi.news
- Que pense notre communauté du masque? L’article de mon collègue Philipp Meier
- Notre galerie photos «Bienvenue dans la nouvelle Suisse des visages masqués»
Comment apprendre à s’épauler sans se toucher? L’association Stop Suicide, qui célèbre ses vingt ans d’existence, adapte sa campagne à la crise, avec un volet sur l’isolement.
Perspective d’une crise économique, période de confinement, distanciation sociale sont autant de facteurs qui pourraient avoir un impact sur la santé mentale de la population, en particulier chez les 15-29 ans. Dans cette tranche d’âge, le suicide est la première cause de décès.
Il s’agit de rester attentif les uns aux autres en privilégiant les petites attentions, conseille Sophia Perez, chargée de campagne à Stop Suicide. «Un livre déposé dans une boîte aux lettres, un repas mijoté pour le voisin, ou une balade avec un ami sont autant de façons de redécouvrir la proximité avec la distance spatiale», énumère-t-elle.
- Lire l’articleLien externe de Heidi.news
- Le site InternetLien externe de Stop Suicide
- Le sujet de la RTSLien externe sur la campagne
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