Aujourd’hui en Suisse
Bonjour à vous, Suisses résidant à l’étranger,
C’est Olivier à Berne.
Le retour à la normale continue. Après les commerces, les écoles ou encore les musées, c’est du côté des frontières que l’on constate désormais un assouplissement.
Mais attention, comme vous le lirez dans cette sélection de l’actualité, les vacances d’été risquent tout de même d’être passablement entravées.
Bonne lecture,
Le procureur du Ministère public de la Confédération Michael Lauber est à nouveau dans l’œil du cyclone. La Commission judiciaire de l’Assemblée fédérale doit se prononcer sur l’ouverture d’une possible procédure de destitution.
Le problème entourant Michael Lauber reste le même. On lui reproche des rencontres informelles avec le patron de la Fédération internationale de football (FIFA) Gianni Infantino. Des rencontres délicates, compte tenu des enquêtes en cours au sujet de possibles affaires de corruption au sein du l’organe sportif.
Ces rencontres ont déjà eu des conséquences pour Michael Lauber. Réélu de justesse à son poste par le Parlement en septembre dernier, le procureur de la Confédération a été sanctionné par une baisse de salaire, une décision disciplinaire contre laquelle il a d’ailleurs fait recours devant le Tribunal administratif fédéral.
L’affaire pourrait donc rebondir avec la décision de la Commission judiciaire de l’Assemblée fédérale. Une éventuelle destitution constituerait une première.
- L’affaire est assez importante pour être relatée par la presse étrangère, notamment le quotidien français Le MondeLien externe
- Michael Lauber perd de plus en plus le soutien du Parlement, lit-on dans une dépêcheLien externe publiée sur RTS Info
- Un portrait de Michael Lauber à lire sur swissinfo.ch
La situation se détend un peu aux frontières. Elles seront à nouveau ouvertes dès le 15 juin avec la France, l’Autriche et l’Allemagne. La nouvelle a été officiellement annoncée mercredi, lors d’une conférence de presse du Conseil fédéral. En revanche, aucun retour à la normale n’est prévu pour le moment avec l’Italie.
Le retour à la normale se fera de manière progressive. Mais dès la mi-juin, il sera à nouveau possible d’aller à l’étranger pour d’autres raisons que le travail. En clair, le tourisme sera à nouveau possible avec ces trois pays, ce qui soulage un peu un secteur particulièrement touché par la crise.
Mais attention, rien n’est gravé dans le marbre. Les autorités ont à plusieurs reprises souligné que cet assouplissement était lié à l’évolution de la crise sanitaire. Tout serait remis en question si la tant redoutée deuxième vague de la pandémie devenait réalité.
Les voyages risquent donc d’être compliqués cet été. D’ailleurs, par prudence, l’Organisation des Suisses de l’étranger a préféré repousser son congrès annuel, initialement prévu au mois d’août à Lugano, à l’année prochaine.
- ReportageLien externe du journal télévisé de la RTS
- Autre signe d’un retour à la normale, les liaisons TGV avec la France ont repris, comme le signale Le MatinLien externe
- L’article de swissinfo.ch sur l’assouplissement aux frontières
La pauvreté existait déjà en Suisse avant la crise du coronavirus. Mais le ralentissement économique provoqué par la pandémie pourrait nettement aggraver la situation.
La pauvreté est généralement bien cachée en Suisse, peut-être par honte ou par pudeur de la part de ceux qui s’y trouvent. Mais la crise du coronavirus a mis en pleine lumière toute une partie de la population qui se retrouve encore plus fragilisée par le ralentissement économique.
Les images de files de gens attendant pour recevoir une aide alimentaire à Genève, l’une des villes les plus chères du monde, ont choqué, même à l’étranger. Un sondage réalisé auprès des bénéficiaires de cette aide a révélé leur extrême fragilité. On apprend notamment que 60% d’entre eux ne disposent pas d’une couverture d’assurance maladie.
Selon les derniers chiffres de l’Office fédéral de la statistique, environ 600’000 personnes, soit près de 8% de la population, étaient touchées par la pauvreté en 2018 et plus d’un million d’autres risquaient d’y tomber. La crise sanitaire pourrait bien avoir fait passer nombre d’entre elles de la précarité à la pauvreté.
- Article de swissinfo.ch sur l’aggravation de la pauvreté en Suisse
- Autre article de swissinfo.ch consacré au même sujet
- Directement à la source: tout sur la pauvreté en Suisse sur le site de l’Office fédéral de la statistiqueLien externe
- L’interviewLien externe du directeur de Caritas Vaud sur le problème de la pauvreté à écouter sur le site de la RTS
Le sport est un autre de ces secteurs particulièrement touchés par la crise du coronavirus. Mercredi, le Conseil fédéral a annoncé vouloir faire un geste et lui allouer une aide de 500 millions de francs.
Les grandes manifestations étant interdites, le sport spectacle ne peut plus se pratiquer normalement. La situation est spécialement grave pour le football et le hockey sur glace, les deux principaux sports pratiqués en Suisse.
D’aucuns pourraient certes estimer que le sport n’est pas une priorité. Il convient cependant de rappeler que plus de 100’000 emplois dépensent de ce secteur. Et c’est sans compter sur l’effet bénéfique du sport sur la santé des Suisses.
Le gouvernement a donc décidé de faire un geste en allouant un demi-milliard de francs. Il s’agira de prêts à hauteur de 350 millions à la disposition des ligues professionnelles de football et de hockey sur glace. Le reste de la somme, soit 150 millions de francs, irait à fonds perdu au sport populaire ou d’élite.
- Les mesures gouvernementales expliquées dans une dépêcheLien externe publiée sur le portail Bluewin
- Le même thème traité par le quotidien Le TempsLien externe
- La crise sanitaire pose un gros problème financier au football suisse, comme le montre ce reportageLien externe du Téléjournal
- Les difficultés du hockey sur glaceLien externe, toujours dans le Téléjournal de la RTS
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