La voix de la Suisse dans le monde depuis 1935
Les meilleures histoires
Restez en contact avec la Suisse
Podcast
Journaliste devant une villa dans un parc.

Aujourd’hui en Suisse

Bonjour à vous, Suisses résidant à l’étranger,

Aujourd’hui, il n’y a vraiment pas besoin de se creuser la tête pour trouver quel est le grand thème de l’actualité du jour. En Suisse, comme dans le reste du monde, la rencontre entre les présidents russe et américain à Genève éclipse toute autre actualité, même celle du coronavirus. L’entier de cette sélection est consacré à ce sommet que d’aucuns qualifient d’historique.

Bonne lecture,


Les présidents russe et américain se serrent la main.
Copyright 2021 The Associated Press. All Rights Reserved

On en parle depuis des jours et des jours, mais cette fois ça y est. Au moment de la diffusion de cette sélection de l’actualité, les présidents Vladimir Poutine et Joe Biden sont encore en train d’échanger à Genève. Un tel sommet n’avait plus eu lieu depuis la fameuse rencontre Reagan-Gorbatchev, en 1985, à Genève également.

La Guerre froide est terminée depuis longtemps, mais le climat entre Russes et Américains ne s’est pas réchauffé pour autant. Il y a quelques semaines, Joe Biden avait même qualifié son homologue russe de «tueur». Dans un tel contexte, la rencontre entre les deux hommes est déjà perçue comme positive.

Les pommes de discorde ne manquent pas. On peut notamment citer: des accusations de cyberattaques et d’ingérence dans des élections américaines, les tensions militaires en Ukraine ou encore le sort réservé aux opposants politiques russes.    

Aéroport de Genève avec les drapeaux russe, américain et suisse.
Keystone / Martial Trezzini

Accueillir et organiser la rencontre entre les présidents russe Vladimir Poutine et américain Joe Biden constitue un véritable exploit pour la diplomatie suisse. Mais aussi pour la «Genève internationale» qui peut se réveiller de la semi-léthargie provoquée par la pandémie.

Vu de Suisse, la photo du jour, c’est celle du président de la Confédération Guy Parmelin entouré de ses homologues Joe Biden et Vladimir Poutine. Cette image résume à elle seule l’incroyable visibilité qu’un tel événement donne à la petite Suisse sur l’échiquier mondial.

Le choix de la Suisse n’est pas dû au hasard. C’est notamment le fruit de la longue tradition de «politique des bons offices». La très connue et très appréciée neutralité suisse, le savoir-faire de la Genève internationale en matière de rencontres au sommet ainsi que la présence du siège européen des Nations unies sont d’autres éléments qui expliquent ce choix.

Pour autant, ce n’était pas gagné d’avance pour Genève. La multiplication des rencontres à distance en raison de la pandémie a pu faire craindre que cette manière de faire ne devienne la règle. En outre, de plus en plus de pays – même plus forcément neutres – se mettent à disposition pour de tels sommets. Dans le monde de la diplomatie aussi, la concurrence est devenue plus féroce au fil des ans.

  • Article de swissinfo.ch consacré aux atouts de Genève en matière de diplomatie
  • Le choix de Genève expliqué dans le magazine L’illustréLien externe
  • Un autre sommet qui a marqué les esprits: la rencontre en Reagan et Gorbatchev à Genève en 1985, à redécouvrir dans les colonnes du quotidien Le TempsLien externe
Les présidents suisse et américain entrent dans une voiture.
Keystone / Martial Trezzini

Les grands événements internationaux organisés sur sol suisse donnent l’occasion au gouvernement suisse d’avoir accès aux grands de ce monde. Une occasion très rare lorsque l’on parle de personnages comme le président des États-Unis ou de la Fédération de Russie.

Le président de la Confédération Guy Parmelin et le ministre des Affaires étrangères Ignazio Cassis ont pu s’entretenir mercredi déjà avec Joe Biden. Guy Parlement a indiqué que le ton avait été «très chaleureux» lors de cet entretien d’une demi-heure.

Le conseil fédéral devrait choisir ce mois encore quel sera le futur avion de combat de l’armée suisse. Cette rencontre a été pour Joe Biden l’occasion de vanter les qualités des deux avions américains encore en lice. Côté suisse, la question d’un accord de libre-échange entre les deux pays – en discussion depuis des années – a été évoquée.

L’entrevue a aussi permis de remettre un peu d’huile dans les rouages. Lors de son discours sur l’état de l’Union, le président américain avait qualifié la Suisse de «paradis fiscal», ce qui avait provoqué un certain émoi en Suisse. À l’issue de l’entrevue, Guy Parmelin a indiqué à la presse que la Suisse n’était plus considérée comme un paradis fiscal sur la scène internationale.

Plus

Discussion
Modéré par: Sibilla Bondolfi

Accord-cadre, avion de combat: la Suisse tourne-t-elle le dos à l’Europe?

Le Conseil fédéral a mis fin aux négociations avec l’UE sur l’accord-cadre institutionnel. Et quelques semaines plus tard, il choisit d’acheter un avion de combat américain contre deux concurrents européens. Sommes-nous en train de tourner le dos à l’Europe, et faut-il s’en inquiéter? De l’article La Suisse enterre l’accord-cadre avec l’Union européenne De l’article «La…

18 Commentaires
Voir la discussion
Journaliste devant une villa dans un parc.
Keystone / Denis Balibouse

On s’en doute, l’organisation d’un tel sommet représente une tâche immense. Mais on n’imagine peut-être pas toujours à quel point les préparatifs vont loin dans les détails. La mise au point de la rencontre Biden-Poutine est digne d’un mouvement d’horlogerie. Heureusement, à Genève, l’horlogerie, on connaît.

On le sait, il existe un langage des fleurs; offrir une rose rouge n’a pas la même signification qu’offrir une rose blanche. Mais saviez-vous que le langage et la symbolique des fleurs s’appliquent aussi au monde de la diplomatie. Ainsi, le choix des fleurs qui ornent la Villa La Grange, qui accueille les deux présidents, ne doit rien au hasard.

Plus généralement, absolument tout a été passé en revue dans la Villa La Grange, une maison patricienne qui appartient à la Ville de Genève: le parc, le mobilier, les voies d’accès. Des centaines d’employés de la Municipalité ont œuvré pendant quatre jours pour que tout soit parfait.

Mais lors d’un tel sommet, ce qui nécessite le plus de ressources, c’est bien sûr la sécurité. On n’a pas lésiné sur les moyens; près de 4000 personnes ont été mises à disposition: des militaires, des agents de sécurité ainsi que pratiquement toutes les forces de police de la ville. Espérons que cette dernière information aura échappé aux cambrioleurs et autre malfrats…   

Les plus lus
Diaspora suisse

Les plus discutés

En conformité avec les normes du JTI

Plus: SWI swissinfo.ch certifiée par la Journalism Trust Initiative

SWI swissinfo.ch - succursale de la Société suisse de radiodiffusion et télévision

SWI swissinfo.ch - succursale de la Société suisse de radiodiffusion et télévision