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Aujourd’hui en Suisse

Chères lectrices et lecteurs,

Nous vous proposons aujourd’hui l’histoire d’un biologiste suisse qui n’existe pas, ce qui ne l’empêche pas d’être très actif sur Twitter. Vous aurez aussi droit au regard ironique d’un jeune critique de cinéma sur deux films suisses présentés au Festival de Locarno.

Nous revenons sur le sort difficile des Kurdes de Syrie qui viennent d’ouvrir une représentation officieuse à Genève. Une ville où prospère l’entreprise Firmenich qui a signé un contrat exemplaire au Cameroun, comme le relève le quotidien Le Temps.

Bel été (qui est de retour en Suisse),

Firmenich
Keystone / Martial Trezzini

Géant genevois d’arômes et de fragrances, Firmenich compte développer un projet au Cameroun à partir de deux plantes locales, tout en respectant les droits des habitants de la région concernée.

Mon confrère Ram Etwareea, le souligne: «C’est une première au Cameroun, plus particulièrement pour les habitants de Pimbo, une petite localité de la région du Littoral, dans le sud-ouest du pays». Comme le précise le journaliste du Temps, la firme vient de signer un contrat de partage de bénéfices avec Pimbo, avant de mener des recherches sur deux plantes indigènes qui poussent dans les forêts avoisinantes. L’exploitation et la commercialisation des extraits de ces plantes «pourrait transformer leur niveau de vie. »

Une fois n’est pas coutume, rappelle Ram Etwareea: «Dans un pays, voire dans le continent africain où le pillage de la biodiversité par des centres de recherche et multinationales, notamment pharmaceutiques, est courant, le partenariat avec Firmenich a été salué au plus haut niveau politique.»

Syrie
Keystone / Lefteris Pitarakis

Les Kurdes de Syrie ont ouvert à Genève une représentation officieuse pour tenter d’obtenir un peu de soutien international.

Fer de lance de la reprise des territoires conquis par les djihadistes de Daech en Syrie et en Irak, les Kurdes de Syrie n’ont rien obtenu en échange, largement lâchés par les Etats-Unis en 2019. La géopolitique est rarement reconnaissante.

Les Occidentaux peuvent-ils pour autant s’en laver totalement les mains, eux qui préfèrent le plus souvent laisser les kurdes de Syrie s’occuper de leur ressortissants djihadistes emprisonnés dans des camps sur place?

La question de ces rapatriements est épineuse. Les inquiétudes légitimes. Mais comme le rappelle une récente émission de la radio publique France Culture, la situation dans ces camps ne cesse de se dégrader. Détaillant les nombreux signes de résurgence de l’Etat islamique, les intervenants de l’émission relève l’emprise croissante du groupe terroriste dans nombre de ces camps et de l’embrigadement qu’ils opèrent sur les jeunes.

C’est une nouvelle génération de combattants que Daech est en train de former. Quel meilleure carburant que d’utiliser la rancune des ressortissants européens et de leurs enfants, s’inquiète les spécialistes interrogés.

Pour de strictes considérations sécuritaires, il serait sans doute plus prudent de les rapatrier.

  •  En quête de reconnaissance internationale, l’administration des Kurdes de Syrie a ouvert un bureau à Genève. (RTS/swissinfo.ch)
  •  L’État islamique est-il en train de se régénérer? (France CultureLien externe)
soul of beats
Locarno Film Festival

Monte Verità de Stefan Jäger VS Soul of a Beast de Lorenz Merz. Présentées à Locarno, ces deux films suisses sont aux antipodes séparant le monde de l’ennui de celui de l’excitation.

C’est du moins l’avis d’Alan Mattli, l’un des participants de la Locarno Critics Academy. Accueilli par un tonnerre d’applaudissements, Soul of a Beast est «un film joyeusement désordonné», selon Alan Mattli.

Consacré à une communauté sensément sulfureuse, Monte Verità cumulerait les poncifs dans une narration cinématographique paresseuse. Fort de son constat, Alan Mattli s’interroge sur les conditions de production du cinéma en Suisse. À méditer.

cyber chine
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C’est un hyperactif des réseaux sociaux qui se présente comme un biologiste suisse. Wilson Edwards serait son nom. Comme le montre la RTS, il s’agit en fait d’un personnage fictif au service de la Chine.

Voici la suite de cet épisode de la bataille communicationnelle que se livrent la Chine et les Etats-Unis à propos de la pandémie de Covid:

  • A la recherche du mystérieux Wilson Edwards, le biologiste suisse qui défend la Chine (RTS/swissinfo.ch)

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