Aujourd’hui en Suisse
Chères lectrices, chers lecteurs,
Le Conseil fédéral répond partiellement aux attentes de nombreux Suisses résidant à l’étranger. Pour autant que le projet de loi soit confirmé mercredi prochain, les expatriés pourront se faire vacciner en Suisse, même s’ils n’ont pas d’assurance maladie.
Bien à vous,
Les Suisses de l’étranger et les frontaliers doivent pouvoir se faire vacciner en Suisse, même s’ils ne disposent pas d’une assurance maladie obligatoire. C’est la proposition faite ce mercredi par le Conseil fédéral.
Deux variantes sont à l’étude: la première prévoit que la vaccination soit prise en charge par la Confédération; dans la deuxième, les candidats à la vaccination devraient eux-mêmes assumer les coûts de la vaccination. Il n’est en revanche pas question de vacciner les expatriés dans les représentations diplomatiques, comme le souhaitait l’Organisation des Suisses de l’étranger (OSE).
L’OSE se dit néanmoins satisfaite de la décision du Conseil fédéral, qui «répond au fort besoin exprimé par les Suisses de l’étranger», commente Arianne Rustichelli, directrice de l’OSE.
Jusqu’à présent, en dehors des résidents en Suisse, seuls les frontaliers travaillant dans des établissements de santé et les étrangers disposant d’une assurance maladie obligatoire avaient la possibilité de se faire vacciner.
- Berne souhaite ouvrir la vaccination aux Suisses de l’étranger (swissinfo.ch)
- Vaccination pour les Suisses de l’étranger et les frontaliers (admin.chLien externe)
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L’état de la pandémie en Suisse (swissinfo.ch)
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Rien n’épargne Haïti. Après l’assassinat début juillet du président Jovenel Moïse, l’île caraïbe a été frappée samedi dernier par un séisme ravageur, avant d’essuyer une tempête tropicale ce mardi.
«On aurait pu aller s’abriter sous une galerie ou un bout de mur, mais on ne veut pas parce que tant de gens sont morts sous des pans de murs comme ça. C’est pour ça qu’on on se résigne: mieux vaut être mouillée que morte», témoigne, sur RFI, Natacha Lormira, une habitante de la ville des Cayes, à proximité de l’épicentre du séisme qui a frappé le sud-ouest de l’ile.
Selon des estimations toujours en cours, le séisme a tué près de 2200 personnes, blessé des milliers d’autres qui se retrouvent sans abris. Les secours s’organisent par les habitants et l’aide internationale. En Suisse, la Chaine du Bonheur, une fondation parrainée par la SSR dont fait partie swissinfo.ch, collecte depuis dimanche des fonds destinés aux sinistrés d’Haïti.
De son côté, le principal quotidien d’Haïti, Le Nouvelliste, lance cet avertissement: «C’est un fait depuis plus de dix ans qu’un aréopage d’experts, de politiciens, de faux amis et de vrais samaritains transforment tout en projets inachevés. Il est à craindre que le séisme du 14 août 2021 ne serve que de prétexte pour de nouveaux détournements par incompétences, gourmandises ou inadvertances», écrit son rédacteur en chef Frantz Duval dans un éditorial publié ce lundi.
- Près de 2200 morts après le séisme en Haïti, où l’aide peine à arriver (RTSLien externe)
- En Haïti, la vraie catastrophe n’est pas celle que vous croyez (Le Nouvelliste/HaïtiLien externe)
- Les reportages en Haïti de Radio France Internationale (RFILien externe)
- La Chaîne du Bonheur en faveur d’HaïtiLien externe
Transformer la matière première dans le pays producteur. La Chine a concrétisé ce rêve longtemps inaccessible en Afrique.
Comme le raconte mon confrère Anand Chandrasekhar, une usine permettant de transformer la fève de cacao est en train d’être édifiée dans une nouvelle zone industrielle d’Abidjan, la capitale économique de Côte-d’Ivoire. Ce complexe est le «fruit de la coopération ivoiro-chinoise. Il permettra à notre pays, premier producteur mondial de cacao avec plus de 2 millions de tonnes, de passer d’une capacité de transformation actuelle de 600 à 650 milles tonnes à un volume de cacao transformé de 1 million de tonnes, d’ici deux à trois ans», assurait le président ivoirien Alassane Ouattara lors de l’ouverture du chantier en septembre dernier.
La Chine soutient d’autres projets du même type en Côte-d’Ivoire et au Ghana, producteur également de cacao. De quoi mettre la pression sur des opérateurs occidentaux comme Barry Callebaut, Olam ou Cargill. D’autant, souligne Anand Chandrasekhar, que la Chine constitue aussi un marché consistant pour un chocolat produit en dehors de la Suisse.
- Comment la Chine veut court-circuiter les chocolatiers suisses en Afrique (swissinfo.ch)
- Le communiqué de la présidence ivoirienne (29.09.2020Lien externe)
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