La Suisse aujourd’hui
Bonne fin de semaine chers abonnés,
L'occasion de vous emmener chez les Suisses d'Israël quelques jours avant des législatives aussi anticipées qu'incandescentes, dans les coulisses de l'UDC contre la libre-circulation entre la Suisse et l'Europe et à la découverte d'un opéra hors normes.
Bonne lecture,
Quelque 20’200 Suisses vivent en Israël. Le Temps présente le destin et l’opinion de 6 d’entre eux à la veille des législatives anticipées du 17 septembre, mardi prochain donc, où l’inamovible Premier ministre Benyamin Netanyahou joue son avenir politique.
«Netanyahou est un manipulateur. Ni lui ni personne n’ont parlé des défis qui attendent Israël ces cinquante prochaines années. Sa fin politique est proche, mais le mal qu’il a fait aux institutions est durable», estime l’un d’eux. «Netanyahou est le meilleur premier ministre qu’Israël n’ait jamais eu. Dans un environnement aussi instable et hostile, il est le seul capable de défendre notre Etat démocratique», estime une autre.
Ces Helvètes racontent aussi les difficultés d’adaptation dans ce pays chaotique et passionné. «Je suis beaucoup plus suisse que je ne le pensais et la désorganisation qui règne ici me pèse. Très attaché aux compromis, je suis mis ici à rude épreuve! Tout est décidé pour quatre ans en une élection, la campagne est sectaire, le système pousse à voter utile et non par conviction et aucun parti ne me représente, moi qui suis à gauche sur le social et à droite sur la sécurité», résume l’un des témoins.
- Le reportage du Temps depuis Tel-AvivLien externe
- En 2005, swissinfo est allé à la rencontre d’Amir, Suisse et colon israélien
- 70 ans de relations diplomatiques entre Israël et la SuisseLien externe, sur le site de l’ambassade d’Israël à Berne
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Pourquoi l’UDC veut-elle en finir avec la libre circulation des personnes ? swissinfo vous l’explique le plus précisément et calmement possible, alors que le parlement débat dès la semaine prochaine de l’initiative du parti conservateur «pour une immigration modérée».
«Ce nouveau texte, signé par plus de 120’000 personnes en six mois, en appelle explicitement à la dénonciation rapide de l’accord sur la libre circulation des personnes», rappelle notre confrère Armando Mombelli. Une perspective qui inquiète particulièrement les expatriés et les résidents suisse en Europe.
«Aux yeux du parti souverainiste, la libre circulation des biens, des services et des capitaux au sein du marché unique de l’UE contribue à la prospérité en Europe. La libre circulation des personnes, en revanche, n’a qu’un effet préjudiciable sur la Suisse», conclut Armando Mombelli. Eurosceptique de la première heure, le journaliste François Schaller va dans le même sens dans son dernier billet sur la Généalogie de la voie bilatérale.
- L’exposé des faits par Armando Monbelli
- L’analyseLien externe de François Schaller
- La responsabilité du gouvernementLien externe, selon l’avocat Jean Russotto depuis Bruxelles
C’est une première en Romandie. La ville de Bienne veut offrir des places de crèches pour tous les enfants. Terminées les listes d’attente, il y aura de la place pour tout le monde à partir du mois d’août 2020. Elle introduit aussi des bons de garde.
Il s’agit d’un changement fondamental du financement de la prise en charge des petits enfants, explique la RTS. Jusqu’à présent, certaines crèches étaient subventionnées, mais dès l’an prochain les parents seront soutenus et pourront demander des bons de garde à faire valoir dans toutes les centres de vie enfantine, qu’ils soient publics ou privés. L’idée émane de la droite.
Cette mesure devrait coûter un million de francs à la ville de Bienne et quatre millions de plus pour le canton. L’objet devra passer en votation populaire en février prochain dans la ville horlogère.
- Le reportageLien externe de la RTS
- Notre article sur le coup de pouce financier de Berne pour les crèches en Suisse
C’est une version audacieuse de l’opéra Einstein on the Beach qui se joue jusqu’au 18 septembre au Grand théâtre de Genève, la plus grande scène de Suisse. Mis en scène par Daniele Finzi Pasca, l’opéra a séduit notre critique Eduardo Simantob.
Créé en 1976 à Avignon par Philip Glass et Robert Wilson, l’œuvre a fait l’effet d’une bombe. Et l’opéra moderne n’a plus jamais été le même depuis lors. Mais il n’a guère été joué. D’une durée de plus de 280 minutes, sans interruption, l’œuvre mobilise un cheval et plus de 60 artistes, musiciens et choristes, de 18 nationalités différentes dans la mise en scène du Tessinois, à l’œuvre également pour la Fête des Vignerons de cet été à Vevey, à l’autre bout du lac Léman.
Un opéra hors norme dans son approche également, écrit Eduardo Simantob: «Einstein on the Beach ne suit aucune intrigue, son récit s’articule autour d’associations en vrac liées à la physique nucléaire, aux mathématiques, à la musique et aux sensations du spectateur. Le metteur en scène et dramaturge américain Robert Wilson affirmait lui-même : «il n’y a rien à comprendre, vous assistez à ce spectacle pour vous y perdre»
- Le reportage de notre critique Eduardo Simantob
- Un rêve éveilléLien externe pour le quotidien Le Temps
- Un monument de musique minimaleLien externe pour la RTS
Encore un petit dernier pour la route: Le 20 octobre, les citoyens suisses éliront leur nouveau parlement. N’oubliez pas d’aller voter!
Il s’agit de désigner les 200 représentants du peuple au Conseil national (Chambre basse) et les 46 représentants des cantons au Conseil des Etats (Chambre haute).
Les sondages et les élections cantonales récentes montrent que les Verts et les Vert’libéraux ont le vent en poupe, alors que l’Union démocratique du centre (droite conservatrice) pourrait perdre des plumes.
- Nous expliquons dans une courte vidéo comment se déroulent les élections fédérales.
- Vous trouverez ici un aperçu des résultats des élections depuis 1971.
- Quels sont les cinq principales préoccupations des Suisses? Cette question est posée chaque année à un millier d’électeurs. Voici les résultats.
- Vous trouverez encore plus d’informations dans nos différents articles sur les élections fédérales ici.
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