La Suisse aujourd’hui
Bonjour à vous, les Suisses dans le monde… et environs, serait-on tenté de dire.
C’est Marc-André à Berne, particulièrement heureux de vous annoncer le Prix Nobel de physique de nos compatriotes Michel Mayor et Didier Queloz, astrophysiciens de leur état. Leur mérite? avoir démontré il y a 24 ans que des planètes tournent autour d’étoiles autres que notre soleil. Et ainsi d’avoir écrit le premier chapitre d’une longue histoire dont l’épilogue sera peut-être la découverte de vie ailleurs dans l’univers.
Bonne lecture,
Trois lauréats pour le Prix Nobel de physique 2019, dont deux Suisses. Michel Mayor et Didier Queloz ont découvert en 1995 la première exoplanète et James Peebles a travaillé sa vie durant à mieux comprendre l’univers.
Pour les deux Suisses, c’était une récompense attendue. Leur découverte a suscité l’essor d’une discipline nouvelle, qui connaît aujourd’hui un succès prodigieux: 4000 exoplanètes certifiées, et 2000 autres en attente de confirmation.
Les agences spatiales y vouent leurs meilleurs télescopes, qui traquent les mondes lointains. Dans quelques semaines, Cheops, le dernier en date, sera mis en orbite par une fusée Soyouz. Ce petit télescope spatial a été conçu et fabriqué en Suisse.
C’est que depuis la découverte de Mayor et Queloz, la Suisse est devenue un centre d’excellence pour la recherche sur les exoplanètes. Même si les grandes découvertes sont le plus souvent le fait d’équipes internationales.
- L’article de votre serviteur sur les deux nouveaux Nobel
- «Explorer l’infini, découvrir des mondes nouveaux», le dossier astronomie de swissinfo.ch
- PlanetSLien externe, le centre de compétence national suisse sur les exoplanètes
Introduire la démocratie directe par le bas de l’échelle. Des villes du monde entier expérimentent de nouveaux outils de participation citoyenne.
C’est à Taïwan que vient d’être lancée la Ligue mondiale des villes, lors du huitième Forum global pour une démocratie directe moderne. La capitale suisse, Berne, fait partie des 80 villes qui ont décidé de s’engager.
Voter pour une place de jeu. Des projets de participation au niveau local ont été présentés et ils impliquent parfois des acteurs à de très petits échelles. Mais les participants au forum relèvent tout de même que le nerf de la guerre reste l’argent: sans budget, difficile de mener à bien un projet citoyen.
- Notre article sur la Ligue mondiale des villes, écrit par notre collègue Renat Kuenzi qui s’est rendu en personne à Taïwan
- Tout savoir sur la démocratie délibérative dans notre vidéo sur le sujet
3,3% des Suisses sont à l’aide sociale. Les familles monoparentales présentent un risque particulièrement élevé de se retrouver en situation de précarité.
Une mère de deux enfants a accepté de témoigner. Elle travaille à temps partiel, mais ne parvient pas à s’en sortir sans l’aide sociale car la crèche coûte trop cher. La nourriture et les habits sont les deux postes de dépenses qui posent le plus de problèmes.
Même si elle travaillait davantage, cette mère célibataire ne parviendrait pas à gagner suffisamment pour payer les assurances, les impôts, la crèche et tout le reste. Elle est donc contrainte de rester à l’aide sociale.
- L’interview de ma collègue Sibilla Bondolfi, qui a rencontré cette mère célibataire
- Notre reportage en compagnie de Niels, un enfant pauvre qui vit en Suisse
Vous êtes déjà nombreux à nous avoir répondu sur Facebook, et pour la grande majorité, la réponse va de soi – «ben oui», «parfaitement», «c’est un minimum».
Plus
Il faut dire que pour les Romands qui émigrent en France (c’est la majorité) ou ailleurs en francophonie, le problème ne se pose pas. «Le français est tellement une belle langue !», nous dit Nathalie, du Québec. Aragon, lui «aimerait bien entendre le «Ranz des vaches» dans le Béarn», une manière de dire que les Suisses sont toujours bienvenus chez lui. Mais sinon, pas de problèmes. «Aucun souci» non plus pour Bertrand, en Côte d’Ivoire, mais seulement pour le français, «par contre leur dialecte (ethnie baoulé) je n’y comprends rien !»
Un peu la même situation pour Nicolas, en Inde: «Anglais OK, mais pas l’hindi, l’urdu, le tamil». Et Marc-Antoine en Thaïlande, ne parle «pas trop mal la langue thaïe, mais majoritairement le thaïglish un mélange local de thaï et de mauvais anglais».
Sinon, Claire en Catalogne, Mélika et Françoise en Tunisie, Sonia Antonella dans le Tyrol, Cristina aux Etats-Unis ou Istvan aux Iles Fidji parlent tous – de plutôt bien à couramment – la (les) langue(s) de leur pays d’adoption.
Combien coûte notre démocratie directe? A la veille des élections fédérales, la RTS a essayé de faire le point. «Essayé», parce que certains chiffres restent des secrets bien gardés.
233 millions de francs par année, ou 43 francs par électeur. C’est le prix de la démocratie suisse. Ce chiffre comprend les frais du Parlement, du Gouvernement, de la Chancellerie et des quatre consultations populaires (votations – élections) organisées chaque année au niveau fédéral. Le fonctionnement de l’appareil des cantons n’est pas compris.
Si l’on sait ce que coûte la démocratie au contribuable, les choses sont moins claires pour les partis. Aucune loi ne les oblige à la transparence. Les estimations de nos confrères vont de 80 à 100 millions par campagne, tous partis confondus. Mais on sait que certains partis sont beaucoup plus riches que d’autres…
Quant aux affiches électorales, elles sont toujours aussi ringardes, même si le publicitaire Philip Rollmann refuse le terme. Décryptages.
- L’enquêteLien externe de l’émission T.T.C. de la RTS
- L’article de mon collègue Samuel Jaberg sur le financement discret des campagnes électorales en Suisse
Et puisqu’on parle des élections. Le 20 octobre, n’oubliez pas d’aller voter!
Il s’agit de désigner les 200 représentants du peuple au Conseil national (Chambre basse) et les 46 représentants des cantons au Conseil des Etats (Chambre haute).
Les sondages et les élections cantonales récentes montrent que les Verts et les Vert’libéraux ont le vent en poupe, alors que l’Union démocratique du centre (droite conservatrice) pourrait perdre des plumes.
- Nous expliquons dans une courte vidéo comment se déroulent les élections fédérales.
- Vous trouverez ici un aperçu des résultats des élections depuis 1971.
- Quels sont les cinq principales préoccupations des Suisses? Cette question est posée chaque année à un millier d’électeurs. Voici les résultats.
- Vous trouverez encore plus d’informations dans nos différents articles sur les élections fédérales ici.
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