La Suisse aujourd’hui
Bonjour à vous, chères et chers Suisses de l’étranger,
C’est Katy à Berne, où l’UDC est fâchée avec l’Organisation des Suisses de l’étranger (OSE). La droite conservatrice estime que ses candidats aux élections fédérales ont été boudés par l’OSE. S’achemine-t-on vers un divorce entre le parti et le lobby de la Cinquième Suisse?
On parlera aussi des parrains peu recommandables du Département fédérale des affaires étrangères et de contrebande de cigarettes.
Bonne lecture,
Le torchon brûle entre l’UDC et l’Organisation des Suisses de l’étranger (OSE). La droite conservatrice suisse, qui estime avoir été désavantagée lors des élections fédérales, est très remontée contre l’OSE. L’UDC l’accuse d’avoir recommandé des candidats d’autres partis et pas du sien.
«L’UDC va revoir ses relations avec l’OSE», affirme le député de l’Union démocratique du centre non réélu Claudio Zanetti. Ce dernier n’avait pas été recommandé par le Conseil des Suisses de l’étranger, le Parlement de la Cinquième, alors même qu’il est membre de cet organe.
L’OSE dément les accusations de l’UDC. Elle affirme avoir recommandé pour l’élection au Conseil national trois candidats des sept plus grands partis. Toutefois, seules les personnes qui avaient participé à la réunion du Conseil en août dernier figuraient parmi «les meilleurs candidats».
- L’histoire complèteLien externe à découvrir en lisant la dépêche de Keystone-ATS
- Le bilan des élections fédérales d’Ariane Rustichelli, la directrice de l’OS
- L’interview de Claudio Zanetti sur les relations entre l’UDC et les Suisses de l’étranger
- Quels partis soutiennent le plus les Suisses de l’étranger? L’enquête de Balz Rigendinger
Une autre polémique anime les débats en Suisse, celle des parrains dérangeants du Département fédérale des affaires étrangères (DFAE): Glencore, Chiquita, Hankook Shell Oil, le fabriquant d’armes américain Raytheon et Philip Morris.
Ces entreprises controversées sponsorisent des manifestations du DFAE, révèle le quotidien La Liberté. Les événements parrainés sont minoritaires; il s’agit de 477 manifestations pour un total de 9,9 millions de francs. Les montants versés par les firmes s’inscrivent entre 4750 et 120’000 francs.
La Confédération défend ses pratiques. Le DFAE estime ne pas avoir commis de faute. Il reconnaît tout de même que le parrainage d’une soirée suisse à Washington en 2018 n’était pas une bonne idée.
- Lire l’article complet de La LibertéLien externe sur les parrains encombrants (payant)
- L’abandon du sponsoring de l’Expo 2020 par Philip Morris dans Le TempsLien externe
- Présence Suisse et le DFAE expliquentLien externe leur politique de sponsoring
L’accord de paix à la sauce suisse au Mozambique tiendra-t-il? Après les élections et la victoire du parti au pouvoir certains en doutent. «Pour surmonter les nouvelles tensions qui sont apparues, un processus de réconciliation est maintenant probablement nécessaire», estime une experte de Human Rights Watch.
«Le traité de paix est la seule chose sur laquelle tout le monde est d’accord», estime l’ex-ambassadeur de Suisse à Maputo, Mirko Manzoni. Celui qui avait tenu le rôle de médiateur entre les parties au conflit pour aboutir à un accord va maintenant travailler à la mise en œuvre du traité, en tant qu’envoyé des Nations Unies.
Le vrai test pour l’accord aura lieu dans six mois, relève Mirko Manzoni. C’est le moment auquel tous les combattants devront être démobilisés. Une étape cruciale pour lancer un véritable processus de réconciliation.
- L’article complet de notre correspondant à Nairobi Markus Spörndli
- L’interview de l’ancien ambassadeur Mirko Manzoni par mon collègue Federico Franchini
- Notre dossier complet sur la politique extérieure de la Suisse
L’une des plus importantes organisations de contrebande de tabac d’Europe aurait des ramifications suisses. Le Tribunal fédéral vient de valider une demande d’entraide qui permettra au juge de consulter les relevés bancaires de l’une des filles de l’accusé, révèle swissinfo.ch.
Nené Barral est suspecté d’être à la tête d’un vaste réseau de contrebande de tabac. Les membres de sa famille, dont l’une de ses filles basées en Suisse, seraient aussi impliqués dans ses affaires criminelles.
Les autorités espagnoles soupçonnent qu’une partie des bénéfices de l’activité illicite se situent en Suisse. A la suite de la demande d’entraide, le Ministère public de Genève a ordonné la transmission à l’Espagne de plusieurs documents bancaires.
- L’article complet de mon collègue François Pillet
- Lire l’histoire d’une autre affaire passant par la Suisse, celle du «roi de la coke bulgare»
- Une autre controverse sur le marché du tabac, les cigarettes plus toxiques vendues en Afrique
Plus
Retirer le droit de vote aux Suisses de l’étranger mais l’octroyer aux étrangers établis en Suisse. C’est l’idée défendue cette semaine sur swissinfo.ch par l’ancien diplomate suisse Paul Widmer. Elle a fait réagir nos utilisateurs.
Le vote pour exprimer son attachement. Sur notre page FacebookLien externe, Edwige n’est pas d’accord avec cette prise de position. Elle nous fait part de son attachement à son pays d’origine. «Mes grands-parents et mon père étaient suisses. Vous pensez que je ne devrais pas avoir le droit de vote?», interroge-t-elle.
Je paie, donc je vote. Toujours sur Facebook, Angélique rejoint l’opinion de Paul Widmer. Elle juge que seul celui qui paie ses impôts devrait pouvoir voter. «Tu participes à l’économie du pays, tu votes. Tu ne participes pas, tu ne votes pas», estime cette utilisatrice.
- Lire la réplique de Franz Muheim, membre du Conseil des Suisses de l’étranger
- La prise de position complète de Paul Widmer
Plus
En conformité avec les normes du JTI
Plus: SWI swissinfo.ch certifiée par la Journalism Trust Initiative