Lundi
Bonjour à vous Suissesses et Suisses de l’étranger,
C’est Katy à Berne, où nous sommes très heureux de vous envoyer pour la première fois une lettre d’information quotidienne qui vous est spécialement dédiée!
Ce matin, tout le monde en Suisse parle de la finale de légende qui a opposé Roger Federer à Novak Djokovic dimanche à Wimbledon. A bientôt 38 ans, le Suisse a certes manqué l’occasion de cueillir un 21e trophée du Grand Chelem mais a livré une prestation de haut vol face au numéro 1 mondial.
Bonne lecture et salutations de Berne,
«Cruelle» et «amère»: ce sont les mots utilisés par les médias helvétiques pour qualifier la défaite du Suisse Roger Federer face à au Serbe Novak Djokovic à l’issue de la finale la plus longue du tournoi de Wimbledon.
Il n’a pas réussi l’impossible. Roger Federer a fini par s’incliner face au numéro 1 mondial: 7-6 1-6 7-6 4-6 13-12. Certainement la défaite la plus cruelle de sa carrière, concédée après avoir tenu en haleine les spectateurs lors d’«un polar de 4h57», titre le journal alémanique «Blick». Le quotidien qui décrit aussi les «mines pétrifiées» des quatre enfants du joueur, alors que leur père vient de manquer l’occasion d’égaler Pete Sampras avec un 14e titre majeur.
Un perdant héroïque. Au-delà de la défaite, les journalistes suisses saluent la prestation du Bâlois. Pour le quotidien Le Temps, Roger Federer «a démontré durant les 4h58 du match des capacités physiques, mentales et tennistiques inouïes pour quelqu’un qui fêtera le 8 août ses 38 ans». «Si grand dans la défaite», «symphonie inachevée», le journal rivalise de lyrisme pour saluer la prestation du champion.
«Je vais essayer d’oublier cette finale». Tels furent les mots du Maître au moment de recevoir son plateau. Roger Federer s’est dit content de sa performance et n’a pas manqué de féliciter son rival. «Je ne pouvais pas donner plus, j’ai donné tout ce que j’avais», a-t-il avoué, tout espérant avoir pu «donner l’espoir aux gens qu’il est possible de faire ça à 38 ans».
- La réaction de Roger Federer à la RTSLien externe
- Le compte-rendu de la partie par le journal Le TempsLien externe (payant).
- L’histoire complète de chaque No 1 mondial de tennis résumé par swissinfo.ch en graphiques (archives)
Plus
swissinfo.ch révèle l’implication de Crédit Suisse dans une affaire de narcotrafic. Le Ministère public de la Confédération a ouvert, en 2013 déjà, une enquête pénale contre la deuxième banque du pays «pour soupçon de défaut d’organisation en lien avec l’infraction de blanchiment d’argent aggravé».
On l’appelle le «roi de la de la coke» ou Brendo. Le Bulgare Evelin Banev de son vrai nom est soupçonné dans plusieurs pays européens d’être à la tête d’une vaste organisation criminelle active dans le trafic de cocaïne. On dit même de lui qu’il «tenait le destin de l’État bulgare entre ses mains».
Argent de la drogue réinvesti en Suisse. L’argent du trafic de plusieurs tonnes de cocaïne aurait été réinvesti dans des biens immobiliers en Bulgarie, en Espagne et en Suisse. Dès 2008, les autorités suisses ouvrent une enquête et bloquent des comptes ouverts au nom de sociétés contrôlées par Evelin Banev.
Brendo derrière les barreaux, Credit Suisse présumé innocent. Le scénario est digne d’un film policier. Evelin Banev est arrêté en Bulgarie. Sa fille est kidnappée pour forcer le trafiquant à garder le silence. Il est finalement condamné à 20 ans de prison, en 2016. Toutefois, en ce qui concerne Credit Suisse, plus de 10 ans après l’ouverture de l’enquête, la procédure est toujours en cours.
- L’article complet de swissinfo.ch
Comme à Venise, faut-il introduire des contingents pour visiter Lucerne? Certains évoquent cette option pour tenter de contenir le flot de touristes. De plus en plus de sites en Suisse se sentent submergés par les visiteurs, relate le journal 24 heures.
Des panneaux en chinois au sommet du Rigi. Se ressourcer dans les Alpes suisses au sommet de l’une des montagnes les plus célèbres du pays, un joli projet pour vos vacances. Avant d’y parvenir, vous devrez toutefois traverser le lac des Quatre-Cantons, entassés dans un bateau, et rester debout dans le train qui vous mène à l’alpage. Pour le calme, il faudra repasser aussi, votre escapade sera rythmée par un air de cor des Alpes.
Les locaux perdent patience. «Est-ce vraiment nécessaire tout ça?», se demande une promeneuse du cru interrogée par le journal. Si elle n’a pas encore renoncé à pratiquer la randonnée sur le Rigi, comme beaucoup de ses amis, elle trouve les Chinois «un peu envahissants». Des habitants de la région ont même lancé une pétition contre une «disneylandisation» de leur chère montagne, qui a débouché sur la rédaction d’une charte.
Peur de «l’étranger exotique». Les experts relativisent le problème. Rafael Matos-Wasem, géographe et enseignant en tourisme, rappelle que la notion de surfréquentation est subjective. «Pour certains sites, une affluence faible en valeur absolue sera par exemple quand même perçue comme trop importante par certaines catégories de touristes ou par les locaux. Il y a aussi une composante culturelle», souligne-t-il.
- L’article completLien externe de 24 heures (payant)
Vous connaissez le fromage et le chocolat suisse mais que pensez-vous de la bière helvétique? Si les Suisses ne sont (de loin) pas les plus grands consommateurs de ce breuvage festif, le pays détient la plus grande concentration de brasserie du monde par habitant.
Boire moins mais mieux. Avec plus de mille brasseries, la Suisse détient le record mondial du plus grand nombre de brasseries rapporté à sa population, dépassant la République tchèque, l’Allemagne ou la Belgique. L’essor des 20 dernières années a été fulgurant: En l’an 2000, seuls 81 brasseries étaient répertoriées. Les Suisses boivent pourtant de moins en moins d’alcool mais privilégient la qualité et la diversité.
Attention, bière locale ne veut pas dire bonne bière! On ne s’improvise pas brasseur du jour au lendemain et certains s’y cassent les dents. «Chaque village ou presque a désormais sa micro-brasserie, mais la qualité laisse de plus en plus à désirer», estime un connaisseur du milieu. Quoi qu’il en soit, les experts prédisent un tassement du marché, «arrivé à la limite supérieure».
Une lutte acharnée. L’explosion du nombre de brasseries a rendu la concurrence féroce. L’oligopole Heineken-Carlsberg règne toujours sur près de 70% du marché de la bière en Suisse. Les acteurs de taille moyenne commencent toutefois à user des mêmes méthodes pour s’imposer face aux géants. Ils fournissent, par exemple, une gamme de bières complètes et des tireuses à bière à leurs clients.
- L’article complet de swissinfo.ch
- Reportage photographique à la brasserie artisanale Trois Dames dans le canton de Vaud
Quelles sont les alternatives au vote électronique? Cette question est plus que jamais d’actualité, car les préoccupations en matière de sécurité sont en hausse en Suisse.
Lors des prochaines élections fédérales, en octobre prochain, le vote électronique ne sera plus accessible aux Suisses de l’étranger. Le canton de Genève, qui souhaitait initialement abandonner son système de vote électronique en février 2020, l’a déjà mis hors service. Vous trouverez ici un aperçu de la discussion.
Quelles sont les alternatives? Nous avons posé la question à notre communauté sur Facebook:
1. Imprimer son bulletin chez soi Le député de l’Union démocratique du centre (UDC / droite conservatrice) Claudio Zanetti a suggéré que les documents de vote puissent être envoyés par voie électronique et imprimés. Une solution qui ne résoudrait pas le problème pour tout le monde, puisque les documents devront tout de même être renvoyés en Suisse par la poste.
2. Les consulats comme local de vote La proposition émane de la communauté. Toutefois, beaucoup ont exprimé des réserves, parce que les consulats ne sont pas toujours facilement accessibles et parce qu’il y en a de moins en moins.
3. Tout en format PDF Il n’y a pas eu de réaction à la proposition d’un utilisateur de recevoir les documents en format PDF et de les renvoyer ensuite sous forme de fichier PDF dûment rempli. Cette variante semble discutable du point de vue de la sécurité.
4. Continuer par la poste Cela reste actuellement l’option la plus sûre. Nous vous tiendrons au courant des nouveaux développement dans ce dossier.
Plus
En conformité avec les normes du JTI
Plus: SWI swissinfo.ch certifiée par la Journalism Trust Initiative