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Bon appétit avale LeShop, une start-up en perte de vitesse

Année difficile pour Alain Nicod, fondateur et patron de LeShop. Keystone Archive

La prise de contrôle de LeShop, société de vente sur l'internet, par Bon appétit, le numéro trois suisse de la distribution, derrière Migros et Coop, n'est pas une surprise. L'épicier en ligne avait besoin d'argent frais. La démonstration que sans la vieille économie, la nouvelle économie est fragile.

L’année dernière, avant que la foudre ne s’abatte sur les sociétés de la nouvelle économie, LeShop bombait le torse. L’épicier en ligne avait réalisé 4 millions de francs de chiffre d’affaires en 1999. Il misait sur 12 millions en 2000, et espérait une entrée en bourse en 2001. De plus, cette start-up suisse investissait en Argentine et en Allemagne.

«La mise en bourse semble un processus difficile en vue de la sinistrose qui règne chez les investisseurs pour tout ce qui touche de près ou de loin à l’internet», reconnaissait récemment dans la presse Alain Nicod, président du conseil d’administration et père de l’épicerie virtuelle, créée en mai 1998.

Résultat, comment obtenir de l’argent pour assurer son expansion? L’année dernière, LeShop avait reçu l’appui de Morgan Grenfell. Cette fois, c’est Bon appétit qui prend le contrôle de l’épicier en ligne à l’occasion d’une augmentation de capital de 8 millions de francs. Il possède dorénavant 54% du capital.

Certes, le commerce en ligne devrait continuer à perdre de l’argent (LeShop ne compte que 14 000 clients). Mais le numéro trois de la distribution se doit de suivre les changements dans les habitudes d’achat des consommateurs. Bon appétit, qui pèse 3,32 milliards de francs de chiffre d’affaires, et emploie 6800 collaborateurs, a largement les moyens d’investir 8 ou même 20 millions de francs chaque année dans le commerce en ligne.

Une fois encore, les sociétés issues de la vieille économie tentent de démontrer que pour réussir dans la nouvelle économie, il est davantage nécessaire de maîtriser un métier, en l’occurrence l’épicerie, plutôt que de déployer des connaissances en informatique.

Ian Hamel

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