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En congrès à Altdorf, l’UDC va fustiger l’Etat providence

L’Union démocratique du Centre dénonce l’interventionnisme croissant de l’Etat dans les assurances sociales, pilier central de la sécurité sociale en Suisse. Remettant en cause les acquis, le parti populiste veut corriger le tir, samedi à Altdorf.

L’Union démocratique du Centre dénonce l’interventionnisme croissant de l’Etat dans les assurances sociales, pilier central de la sécurité sociale en Suisse. Remettant en cause les acquis, le parti populiste veut corriger le tir, samedi à Altdorf, lors de son congrès extraordinaire.

Ce n’est pas nouveau: l’UDC critique régulièrement l’Etat providence et en appelle à la responsabilité individuelle des citoyens. Dans le communiqué annonçant le congrès extraordinaire du 4 mars à Altdorf, «localité chargée d’histoire et hautement symbolique», le parti dénonce, une nouvelle fois, la «recette habituelle» du Conseil fédéral: la «hausse des impôts».

«Halte à l’extension des prestations sociales», peut-on lire dans le texte du discours que devrait prononcer samedi, dans le chef-lieu du canton d’Uri, le conseiller national vaudois Jean Fattebert. Le parti pointe le doigt sur la fuite en avant du gouvernement, incapable, selon lui, de stabiliser l’augmentation des assurances sociales.

Pour Hanspeter Konrad, président de la commission de politique sociale de l’UDC, l’attitude du Conseil fédéral se caractérise par «un relâchement systématique de la discipline financière et sociale, de sorte que les ressources disponibles ont été utilisées de manière non coordonnée et inefficace». La quote-part de l’Etat atteindrait désormais 50 pour cent du PIB. Un chiffre qui illustre, selon Hanspeter Konrad, un interventionnisme croissant, et qui manifeste l’idée «fondamentalement fausse selon laquelle l’Etat doit être la seule force ordonnatrice du système social».

Pas question, donc, que le parti accepte une hausse de la TVA, qui «réduit la compétitivité et la performance de l’économie». Les PME, de loin le principal employeur de Suisse, n’en peuvent plus, souligne pour sa part Franziska Schluep. Pour la déléguée bernoise, les PME sont entravées par une augmentation constante des impôts, des prélèvements sur les salaires et autres taxes.

Il est grand temps de corriger le tir, estime le parti. Hanspeter Konrad ne craint pas de conclure qu’il faudra bien «oser remettre en question les droits acquis, car le fossé entre les revendications sociales et les possibilités de financement ne cesse de s’élargir».

Dominique Boillat

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