Fusion des bourses européennes: la Bourse suisse n’y échappera pas
Les Bourses de Paris, de Bruxelles et d’Amsterdam ont annoncé ce lundi leur fusion pour le mois de septembre. Baptisée Euronext, la nouvelle entité sera la deuxième place boursière européenne. D’autres bourses européennes devraient rejoindre Euronext.
Les Bourses de Paris, de Bruxelles et d’Amsterdam ont annoncé ce lundi leur fusion pour le mois de septembre. Baptisée Euronext, la nouvelle entité sera la deuxième place boursière européenne. D’autres bourses européennes devraient rejoindre Euronext.
Selon Jean-François Théodore (à droite), futur président de la nouvelle bourse, «cette fusion se fait dans le cadre de l’alliance à huit bourses». Annoncée en septembre de l’année passée, cette alliance ne prévoit pas de fusion, mais l’interconnexion des systèmes informatiques des huit places boursières (Amsterdam, Bruxelles, Francfort, Londres, Madrid, Milan, Paris et Zurich). Les huit partenaires se retrouvent d’ailleurs ce mercredi à Bruxelles.
La Bourse suisse (SWX), partenaire de l’alliance à huit, est donc partie prenante de ce processus. «Nous n’excluons pas de nous joindre à cette alliance. Nous en avons les moyens techniques et financiers» explique Marc Berthoud, porte-parole de SWX.
La fusion annoncée ce lundi doit donc intégrer à terme les autres bourses européennes. La bourse du Luxembourg sera d’ailleurs la prochaine à rejoindre Euronext. Avec une capitalisation boursière de 2,380 milliards d’euros, Euronext devancera largement Francfort, mais restera derrière Londres.
Selon Marc Berthoud, «il s’agit de créer une seule plate-forme de négoce électronique pour les principales valeurs européennes». La Bourse suisse peut donc facilement s’intégrer à ce processus. SWX traite en effet les valeurs suisses vedettes. «Nous traitons entre 70 et 75 pour cent du volume global des gros titres du SMI», précise encore Marc Berthoud. Or ces «blue chips» helvétiques ne risquent pas d’être traitées ailleurs, selon SWX. Elles sont en effet cotées en francs suisses. Et la monnaie suisse ne fait pas partie de la zone euro.
Frédéric Burnand
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