Ouverture du marché de l’électricité: un premier pas est franchi
La libéralisation du marché de l’électricité a passé lundi le cap de la chambre du peuple, le Conseil national. La Suisse entend procéder à une libéralisation totale de la production en l’espace de six ans.
La libéralisation du marché de l’électricité a passé lundi le cap de la chambre du peuple, le Conseil national. La Suisse entend procéder à une libéralisation totale de la production en l’espace de six ans.
La Suisse entend rattraper le terrain perdu sur l’Union européenne. Voilà pourquoi elle s’est donnée des délais relativement courts pour cette libéralisation du marché de l’électricité. Ouverture complète du marché après six ans.
Dans une première phase, seule une bonne centaine d’entreprises grosses consommatrices seront mises au bénéfice de baisses substantielles de tarifs consécutifs à la libéralisation du marché de l’électricité. Trois ans plus tard, les seuils de consommation pour bénéficier des bienfaits de la libéralisation seront abaissés de moitié, ce qui va permettre d’élargir sensiblement le cercle des bénéficiaires. Après six ans, les petites et moyennes entreprises pourront toutes choisir l’offre la plus avantageuse.
Quant aux privés, aux ménages, ils ne doivent pas s’attendre à des économies notables. La libéralisation risque même de se solder pour eux par un supplément de prix, sous la forme d’une taxe sur les énergies non renouvelables, telles que les huiles de chauffage ou l’essence.
Les privés sont donc d’une certaine manière les «laissés pour compte» de cette libéralisation. Ils devront se consoler en se disant qu’ils paient, aujourd’hui déjà, un prix relativement modique en comparaison internationale pour leur électricité. Alors que l’économie suisse, qui paie le prix fort, connaît de ce fait un problème de compétitivité.
Pierre-André Tschanz
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