Swiss Re s’allie à Tokio Marine contre les catastrophes naturelles
Grâce à des techniques financières uniques, Swiss Re et Tokio Marine & Fire Insurance réduiront l'ampleur et les coûts des risques que les deux assureurs doivent assumer lors de catastrophes naturelles majeures. Comme lors d'un tremblement de terre au Japon ou une tornade dévastatrice en Floride.
Swiss Re a développé des techniques très sophistiquées pour réduire l’ampleur de sa couverture de risques en cas de catastrophes naturelles majeures, comme un typhon au Japon ou un tremblement de terre en Californie.
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L’utilisation de produits dérivés swaps lui permet d’échanger une partie des risques pris avec d’autres assureurs. La firme suisse a conclu, vendredi, un accord en ce sens avec Tokio Marine & Fire. Il permet aux deux partenaires de diversifier leurs portefeuilles de risques, de les étendre à d’autres institutions financières et surtout d’en réduire les coûts.
«Ces opérations sur produits dérivés destinées à rendre les risques moins coûteux deviendront une tendance lourde pour des compagnies contraintes de plus en plus d’optimiser la mobilisation de leurs capitaux. Afin de mieux répondre aux demandes de leurs actionnaires», déclare Juerg Stoll, un directeur de Swiss Re.
C’est ainsi que Swiss Re prendra à sa charge pour 450 millions de dollars de risques sur des tremblements de terre et des typhons assumés au Japon par Tokio Marine. En échange, l’assureur japonais partagera, pour un montant équivalent, des risques pris aux Etats-Unis (tornades en Floride, séismes en Californie) et en Europe (pluies torrentielles en France) par Swiss Re.
«La diversification signifie que la probabilité de tout perdre est beaucoup moins élevée. Avec des produits dérivés, vous avez moins besoin de capitaux pour couvrir les risques. L’argent que vous libérez ainsi peut être employé pour financer d’autres affaires», ajoute Juerg Stoll.
Le recours à des produits dérivés pour diversifier les risques dans l’assurance est considéré comme «assez nouveau». Et les compagnies prêtes à les utiliser ne sont pas nombreuses. Sans mentionner de noms, Juerg Stoll parle de trois à cinq candidats au Japon, une douzaine en Europe.
Georges Baumgartner, Tokyo
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