Swissair: au moins 8000 emplois perdus
La débâcle de Swissair coûtera au bas mot 8000 emplois, estime Jean-Luc Nordmann, chef de la division travail au seco. Et si Swissair n'assure que la moitié de ses vols du week-end, elle a reçu samedi une rallonge de 55 milllions de francs de l'UBS pour atténuer les cas de rigueur parmi ses passagers les plus mal lotis.
M. Nordmann attend une première vague de licenciements à fin octobre et une deuxième en novembre, indique-t-il dans une interview parue samedi dans la «Basler Zeitung».
Pour le chef de la division travail du Secrétariat d’Etat à l’économie, une telle débâcle n’est pas typique de l’économie suisse, mais la conséquence d’un enchaînement d’évènements et de décisions au niveau de la gestion.
Un avis que ne partage pas le président de la Société suisse des employés de commerce, le conseiller national Alexander Tschäppät (PS/BE). Dans une interview au «Bund», il reproche à certains managers suisses de «s’américaniser»: ils laissent une entreprise courir à la catastrophe, pour pouvoir la reprendre à bas prix.
La moitié des vols assurés
Contrairement aux années précédentes, le début des vacances d’automne dans plusieurs cantons suisses n’entraîne pas de records d’affluence à l’aéroport de Kloten. Avec 158 vols samedi, Swissair respecte environ la moitié de son programme normal.
Samedi matin, on n’enregistrait presque aucun retard. C’est notamment grâce au beau temps que le trafic aérien a pu se dérouler sans problèmes. De nombreuses personnes ont suivi la recommandation de se présenter au check-in plus tôt que d’habitude, en raison des contrôles de sécurité renforcés après les attentats du 11 septembre.
55 millions pour les passagers
En outre, l’UBS a décidé de mettre 55 millions de francs supplémentaires à la disposition de la compagnie afin d’atténuer les cas de rigueur parmi les passagers. C’est ce qu’a déclaré samedi le patron de la banque Marcel Ospel à la Radio alémanique DRS.
Lors d’un entretien vendredi avec le ministre des finances Kaspar Villiger, il a également promis que l’UBS s’impliquerait activement dans l’établissement et le financement du plan social à l’intention des employés qui vont perdre leur poste de travail.
swissinfo avec les agences
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