Wall Street limite les dégâts
Les Bourses américaines ont chuté lundi, Wall Street abandonnant 7,05% et la Bourse électronique Nasdaq 6,84% au moment de la cloche de clôture, au premier jour de cotation très attendu après les attentats meurtriers de mardi dernier aux Etats-Unis. Le pire a été évité grâce à une concertation internationale.
Le monde financier attendait avec inquiétude la réouverture de la grande bourse new-yorkaise qui était restée fermée depuis mardi dernier.
Ces inquiétudes se sont largement confirmées. Après une ouverture en baisse, la situation s’est redressée à la mi-journée avant de se dégrader.
L’indice Dow Jones industrial average (DJIA), principal indicateur de Wall Street, a enregistré la perte la plus forte de son histoire en termes de points, chutant de 676,86 points à 8.928,65, et l’indice composite du Nasdaq de 115,90 points à 1.579,48.
L’indice Standard and Poor’s des 500 valeurs, plus représentatif de la tendance globale, plongeait de son côté de 4,92%.
Les principaux marchés boursiers américains étaient restés fermés pendant quatre séances consécutives la semaine dernière, la clôture la plus longue depuis la Première Guerre mondiale.
Une baisse des taux salvatrice
Toutefois, une heure avant l’ouverture, la Réserve fédérale américaine a fait un premier geste. Pour éviter un plongeon trop brutal de la bourse américaine, la Fed a baissé ses taux directeurs d’un demi-point.
Peu après, c’est au tour de la Banque centrale européenne de lui emboîter le pas, opération concertée sans précédent de deux institutions souvent opposées sur les remèdes contre le ralentissement économique.
En fin d’après-midi ce fut du reste au tour de la Banque nationale suisse de s’associer à l’opération, avec une baisse d’un demi-point également. A cela s’ajoutent des déclarations unanimement rassurantes sur l’économie américaine et européenne.
Les compagnies aériennes principales victimes
Si la baisse des cours a touché la plupart des secteurs, les grandes victimes du redémarrage de Wall Street étaient les compagnies aériennes qui souffriront de lourdes pertes financières après les attaques terroristes de la semaine dernière.
Ainsi, United Airlines et American Airlines, dont des Boeing s’étaient écrasés contre le World Trade Center et le Pentagone à Washington, chutaient toutes deux de 40%.
L’Europe confiante
Le marché américain ayant évité le pire lundi, la confiance l’a emporté en Suisse et en Europe, où toutes les Bourses ont achevé leur journée à la hausse. L’indice suisse SMI a clôturé en augmentation de 3,10%.
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