Genève veut lutter contre les maladies sexuellement transmissibles
Le canton de Genève veut mieux lutter contre les infections sexuellement transmissibles (IST). Tout en appelant à rejeter l'initiative "Pour une contraception gratuite", le Conseil d'Etat prévoit, en réponse à une motion du Grand Conseil, un programme ciblé de prévention des IST.
(Keystone-ATS) S’il considère que le coût ne doit pas constituer un obstacle à la contraception, le gouvernement estime que l’initiative du PS est trop large. Le texte en votation le 27 septembre propose une prise en charge universelle pour un coût estimé à 20 millions de francs par an, a rappelé mercredi devant les médias le conseiller d’Etat Pierre Maudet, en charge du Département de la santé et des mobilités (DSM).
Pour le Conseil d’Etat, l’information, le conseil et l’accompagnement sont également déterminants pour garantir un recours adéquat à la contraception. Or ces prestations sont déjà financées par le canton via les consultations des Hôpitaux universitaires de Genève et d’associations, sans oublier la prévention dispensée en milieu scolaire et universitaire.
Pour faire face à la progression des IST, le gouvernement a décidé mercredi de mettre en en place, en 2027, un programme de prévention ciblé, avec la mise à disposition d’autotests VIH et de préservatifs dans les pharmacies, les centres d’accueil sociaux et de santé, ainsi que dans les lieux de dépisage dédiés. Il prévoit aussi une campagne cantonale pour rendre l’offre actuelle plus visible.