L'armée suisse dans la chienlit informatique

L'armée suisse a appelé à la rescousse l'ancien patron de Swisscom Jens Alder pour remettre de l'ordre dans ses systèmes informatiques. Selon Ueli Maurer, son département a dépensé ces dernières années des centaines de millions de francs pour du matériel qui n'a jamais pu être utilisé.

Ce contenu a été publié le 26 octobre 2009 - 14:26

La «task force» informatique mise en place sous la direction de Jens Alder, l'ancien patron de l'opérateur téléphonique Swisscom, aura pour mission d'«améliorer notablement la conduite et les performances de l'informatique» dans un délai de 3 à 5 ans, affirme lundi le Département fédéral de la défense (DDPS) dans un communiqué.

Dimanche, Ueli Maurer avait lancé une petite bombe dans la presse dominicale. Le ministre affirmait que son départment avait dépensé des centaines de millions de francs en matériel informatique ces dernières années alors que l'armée souffre d'un manque de moyens chiffré à 500 millions par année.

Au total, l'armée a acquis 500 programmes informatiques incompatibles entre eux et 2000 applications, dont une partie a été développée à l'interne. «Nous ne sommes simplement pas en mesure de tout exploiter», a déclaré Ueli Maurer.

L'exemple le plus flagrant concerne l'acquisition d'un système d'information et de conduite des Forces terrestres, acheté pour environ 700 millions de francs sous l'égide du chef de l'armée d'alors Christophe Keckeis et du ministre de la défense Samuel Schmid. Bien qu'acquis dans les programmes d'armement 2006 et 2007, le système ne pourra être complètement opérationnel qu'en 2015. Et le ministre de la Défense doute qu'il soit encore à la pointe à ce moment-là.

swissinfo.ch et les agences

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