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Le président du Comité international de la Croix-Rouge, Peter Maurer, a déclaré que la Syrie demeure la plus grande opération du CICR au monde (archives).

KEYSTONE/AP International Committee of The Red Cross/ALI YOUSSEF

(sda-ats)

Le président du Comité international de la Croix-Rouge, Peter Maurer, a déclaré vendredi que la Syrie demeure la plus grande opération du CICR au monde. De retour de Syrie, où il a rencontré le président Bachar al-Assad, il parle d'un grand défi pour les humanitaires.

Peter Maurer a assuré dans une interview à la RTS que le CICR arrive à se faire entendre sur une action humanitaire consensuelle. Il parle d'une opération "d'une complexité rarement vue ces dernières années, même dans d'autres situations aussi graves sur le point de vue humanitaire."

M. Maurer a décrit un pays où deux situations très différentes coexistent, autant de défis pour la Croix-Rouge. Selon lui, "il y a presque deux CICR en Syrie".

Le CICR doit agir dans l'urgence dans des endroits de Syrie où la guerre continue. Il vient en aide à "des gens déplacés de nouveau, qui ont dû quitter pour la deuxième ou la troisième fois le foyer", a précisé le président.

Longue reconstruction

Dans d'autres endroits, le CICR est appelé à la réhabilitation des services sociaux en coopération avec les autorités locales. "Les gens veulent regagner leur foyer" et il s'agit de garantir "une infrastructure minimale pour que les gens puissent vivre de nouveau."

M. Maurer a souligné combien la tâche de reconstruction sera de longue haleine. "L'impact de la violence est tel que nous ne pouvons pas imaginer ne pas être dans un mode de reconstruction dans les dix années à venir."

Lors de son déplacement en Syrie, il a rencontré le président Bachar al-Assad. Les discussions ont touché l'accès aux populations à secourir, comme la population détenue, mais aussi l'accès aux opérateurs militaires "pour nous engager avec eux dans le respect du droit international."

"Nous naviguons du jour au lendemain avec les autorités syriennes, mais rencontrer le président Bachar est une occasion de faire le point et de voir quels sont les objectifs que nous envisageons ensemble dans les semaines, les mois qui viennent pour mieux servir les besoins de la population syrienne tellement éprouvée par cette guerre", a affirmé le président du CICR.

Changer le comportement

M. Maurer a insisté sur l'importance, pour construire une action consensuelle, de parler à toutes les parties. C'est un énorme défi, parce qu'on peut avoir affaire à des dizaines d'acteurs dans un endroit spécifique.

Le CICR s'engage avec les groupes armés présents sur le terrain afin d'instaurer un dialogue structurel continu sur les violences qu'il constate. Le but est de changer le comportement des belligérants, a affirmé M. Maurer.

"Sans changement fondamental de comportement, il sera difficile de trouver une solution à ce conflit. Si les parties ne savent même pas comment se comporter dans la guerre, comment voulez-vous qu'elles se comportent d'une manière décente et humaine dans l'après-guerre ?"

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ATS