Le Conseil fédéral revoit les mesures d’économies à la baisse
(Keystone-ATS) Berne – Une partie du programme d’économies du Conseil fédéral pour 2012-2013 va passer à la trappe. Au vu d’une embellie financière spectaculaire, la commission des finances du Conseil des Etats recommande à l’unanimité de ne pas entrer en matière et de renoncer ainsi à 280 millions de francs de coupe.
L’armée devra moins se serrer la ceinture, les hautes écoles ne disposeront pas de moins de moyens pour leur recherche et les crèches de davantage de subsides. Exit aussi des mesures à court terme pour soulager la facture d’assurance maladie. Le répit pour des institutions comme le haras d’Avenches ou la plateforme d’information swissinfo pourrait toutefois être de courte durée.
«En comparaison avec l’étranger, la situation des finances fédérales est sensationnelle», s’est félicité jeudi devant la presse le président de la commission, Pankraz Freitag (PLR/GL). Il n’y a donc plus de raison objective d’entrer en matière sur le programme de consolidation.
3 milliards de bénéfice
Au lieu des 2 milliards de déficit budgétisés pour 2010, la Confédération attend un bénéfice de 3 milliards de francs, a annoncé la ministre des finances Eveline Widmer-Schlumpf. Les chiffres sont provisoires, mais l’évolution des recettes laisse présager un excédent structurel de près d’un milliard en 2012 et d’autres de l’ordre de 100 à 200 millions pour 2013 et 2014.
Le Département des finances estime donc lui aussi qu’il n’est pas nécessaire de mettre en oeuvre l’intégralité du programme d’économies pour 2012 et 2013 afin de respecter le frein à l’endettement. Il s’agit de renoncer à 50 mesures d’économies à relativement court terme pour un volume de 280 millions de francs.
Répit pour le haras d’Avenches
Le programme d’abandon des tâches de la Confédération n’est pas supprimé pour autant. C’est une tâche à long terme du Parlement qui doit redonner une certaine marge de manoeuvre financière à la Confédération. La situation des finances fédérales peut changer rapidement et il faut être prudent, a averti M. Freitag.