Le hêtre dépérit en masse dans les forêts jurassiennes

Le canton du Jura fait face à une situation dramatique. Plus de 100'000 m3 de hêtres sont secs ou en passe de dépérir dans les forêts du district de Porrentruy. Valentin Queloz, Institut fédéral de recherche WSL sda-ats

Le hêtre meurt dans les forêts jurassiennes. Plus de 100'000 m3 de cette essence sont secs ou en passe de dépérir dans les forêts d'Ajoie. L'Etat qualifie cette situation de grave et d'inédite.

Le canton du Jura affiche désormais un ton alarmiste en constatant que la vitesse et l'ampleur du dépérissement dépassent toutes les projections. Le gouvernement considère la situation comme une catastrophe forestière au sens de la loi.

Ces dégâts à la forêt sont liés à la sécheresse exceptionnelle de l'an dernier, relève lundi le canton du Jura. Si le réchauffement climatique se poursuit, le hêtre atteindra ses limites et pourrait alors bien disparaître des régions de plaine.

Constats alarmants

Une séance de crise tenue fin juin a mis en évidence l'ampleur de ce phénomène. Des centaines d'hectares de forêts de hêtres ont déjà séché ou sont en passe de dépérir. Ces volumes s'ajoutent aux frênes déjà malades et aux résineux attaqués par le bostryche.

Le Gouvernement jurassien a donc décidé de s'impliquer de manière déterminée aux côtés des acteurs locaux et des propriétaires. Mais la stratégie n'implique pas automatiquement une augmentation des moyens financiers ou un "activisme" pour abattre les arbres touchés.

De manière générale, le marché ne pourra pas absorber tous ces volumes. Des mesures seront réalisées à court terme comme la surveillance des zones fréquentées par le public et un renforcement de l'information sur le danger actuel en forêt.

D'autres cantons affectés

"Le phénomène est très marqué dans le canton du Jura mais il touche également d'autres cantons, en particulier ceux du nord-ouest de la Suisse comme Soleure, Bâle-Campagne ou Argovie", a précisé Marc Ballmer, collaborateur scientifique à l'Office de l'environnement. Les cantons de Neuchâtel et de Berne ne sont pas non plus épargnés.

Seule certitude, la forêt en Ajoie a changé de visage, a souligné le collaborateur scientifique de l'Office jurassien de l'environnement. D'autres essences indigènes comme le chêne pourraient à l'avenir gagner en importance dans les régions de plaine.

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