Le PDC recommande de dire «non» à l’initiative sur l’avortement
(Keystone-ATS) Le PDC s’est prononcé samedi contre trois initiatives. Le parti veut que l’avortement continue d’être remboursé par l’assurance maladie de base. Et les démocrates-chrétiens disent «non» au salaire minimum comme à l’abolition des forfaits fiscaux.
Les 200 délégués, réunis à Berne samedi, ont dit clairement «non» au texte «Financer l’avortement est une affaire privée» avec 180 voix contre, 28 voix pour et 6 abstentions. Les Suisses se prononceront le 9 février sur ce sujet.
«Il s’agit de stopper les attaques contre le principe de solidarité», a déclaré Christian Lohr, conseiller national thurgovien.
Contre le salaire minimum et l’abolition des forfaits fiscaux
Les délégués du PDC ont aussi dit «non» à l’initiative sur les salaires minimum et à celle sur l’abolition des forfaits fiscaux, des sujets qui seront soumis plus tard au peuple. Ils ont rejeté les salaires minimum par 186 «non», 17 «oui»» et 6 abstentions. Quant à l’abolition des forfaits fiscaux, elle a aussi été repoussée par 151 «non», 43 «oui» et 15 abstentions.
Christophe Darbellay, le président du parti, a débattu de l’abolition des forfaits fiscaux avec le conseiller national socialiste Corrado Pardini (BE). Le Valaisan a mis en garde contre des pertes fiscales importantes que la fin des forfaits fiscaux entraînerait, en particulier dans les cantons romands.
Le socialiste a rappelé pour sa part que les autres pays n’acceptent plus que la Suisse soit un refuge pour millionnaires. La Suisse va continuer à être mise sous pression sur la question du secret bancaire.
Le PDC pense déjà aux Fédérales de 2015
Viser 2% d’électorat en plus au National et au minimum le maintien du nombre de sièges au Conseil des Etats est un objectif réaliste, a déclaré Urs Schwaller, le président sortant du groupe parlementaire PDC-PEV. Le Fribourgeois a profité de l’assemblée pour motiver les troupes à 18 mois des élections fédérales de 2015.
Le sénateur fribourgeois a encore appelé à un renforcement du centre. Ce dernier est trop morcelé, surtout au Conseil national, estime-t-il.