Le Pentagone veut «accélérer» la livraison de Tomahawk
Washington a annoncé la signature d'un contrat de 22,9 milliards de dollars avec l'industriel Raytheon pour "accélérer" la production de missiles de croisière Tomahawk, dans un contexte de pénuries de munitions provoquée par la guerre contre l'Iran.
(Keystone-ATS) Cet assèchement des stocks de missiles dénoncé par l’opposition démocrate et des experts est vigoureusement démenti par l’administration Trump.
Les Tomahawk, des missiles de croisière à longue portée essentiellement tirés de sous-marins ou de navires, peuvent atteindre des cibles à plus de 1600 kilomètres.
«S’assurer que nos forces navales et nos forces conjointes ont la puissance de feu létale dont elles ont besoin pour prévenir toute agression et protéger la patrie est essentiel», s’est réjoui lundi dans un communiqué du Pentagone le ministre délégué par intérim à la Marine, Hung Cao.
«Cet investissement historique de 22,9 milliards de dollars (18,5 milliards de francs) accélérera la livraison de missiles Tomahawk à nos combattants à une vitesse sans précédent», a-t-il ajouté. «Le ministère de la Défense utilise tous les moyens disponibles pour répondre aux besoins de nos opérations actuelles», a-t-il poursuivi.
Patriots asséchés
Une analyse du Center for Strategic and International Studies (CSIS) publiée en juillet a révélé que les réserves américaines de missiles intercepteurs – ce que ne sont pas les Tomahawk – avaient été fortement réduites depuis le début de la guerre en Iran.
Les Etats-Unis possédaient en début d’année plus de 2300 intercepteurs Patriot et 450 systèmes de défense THAAD, selon le centre de recherche américain, qui estime que ce stock a été au moins divisé par deux depuis le lancement du conflit, le 28 février.
Le ministère de la Défense a annoncé en juillet la signature d’un contrat de 58,6 milliards de dollars sur sept ans avec Lockheed Martin pour la production de missiles Patriot, des intercepteurs que l’entreprise s’est engagée à livrer «à une vitesse inégalée».