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Identités

LGBTIQ: les mentalités peinent à évoluer en Suisse

Pionnière concernant la reconnaissance des couples homosexuels, la Suisse est aujourd’hui à la traîne par rapport aux autres pays d’Europe en matière de droits des personnes LGBTIQ (lesbiennes, gays, bisexuelles, transgenres, intersexuelles et queer). 

Ce contenu a été publié le 12 mars 2020 - 17:14
Paula Troxler (illustration)

La dernière petite victoire en date pour la communauté LGBTIQ remonte au 9 février 2020. Les Suisses ont accepté dans les urnes de sanctionner les discriminations basées sur l’orientation sexuelle au même titre que le racisme. 

Malgré des progrès constants en matière d’acceptation de l’homosexualité au sein de la société, l’homophobie reste encore un problème en Suisse. Discriminations, attaques verbales et physiques basées sur l’orientation sexuelle ou l’identité de genre jalonnent encore le parcours de certaines personnes.  

«La particularité de l'homophobie et de la transphobie est que le rejet peut venir de la famille elle-même», explique Caroline Dayer, experte des questions de violence et de discrimination, de genre et d'égalité. 

En outre, certains mouvements religieux ultraconservateurs se montrent encore particulièrement intolérants vis-à-vis des minorités sexuelles et pratiquent parfois, de manière plus ou moins transparente, les thérapies de conversions.    

Au cours des dernières années, des actions pour lutter contre l’homophobie, notamment dans le cadre scolaire, ont vu le jour. Il s’agit souvent d’initiatives privées basées sur le bénévolat, comme celui de l’association bernoise ABQ. 

Jadis, la Suisse s’était montrée avant-gardiste en matière de droits des LGBTIQ. Elle a dépénalisé l’homosexualité en 1942, alors que la répression envers les homosexuels faisait rage dans les pays voisins. En 2007, lorsqu’elle a introduit le partenariat enregistré, elle est devenue le premier pays au monde où la reconnaissance des couples homosexuels a été accordée directement et massivement (58 %) par le peuple.  

Depuis janvier 2018, les homosexuels ont le droit d’adopter l’enfant de leur partenaire. Cependant, le partenariat enregistré ne met pas les homosexuels et les hétérosexuels sur un pied d’égalité. Cette union civile ne permet pas aux couples de même sexe d’adopter des enfants ou d’avoir recours à la procréation médicalement assistée (PMA).  

La Suisse a franchi en juin un pas historique: la Chambre basse du Parlement helvétique s’est prononcée en faveur d’un mariage pour tous et de l’accès au don de sperme pour les couples lesbiens. Mais le chemin est encore long, puisque la Chambre haute doit encore se prononcer et qu’un vote populaire n’est pas exclu. La Suisse pourrait toutefois rattraper son retard sur ses voisins européens…


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