Les horlogers suisses survivront-ils au 21e siècle?

Comment j’ai créé ma montre suisse en une journée

Assembler sa propre montre et l’emmener avec soi à la fin de la journée: c’est la formule que propose la start-up jurassienne Initium aux mordus d’horlogerie venus de Suisse et d’ailleurs. Un concept qui séduit et fait des émules. SWI swissinfo.ch s’est prêté à l’exercice.

Ce contenu a été publié le 19 août 2020 - 08:34

Pour les passionnés de garde-temps, le monde de l’horlogerie s’apparente souvent à une forteresse fascinante mais impénétrable. Au pays des montres, rares sont ainsi les non-initiés qui ont déjà pu observer et toucher de leurs propres mains un mouvement de montre mécanique. 

C’est fort de ce constat que Mathieu Gigandet et Gilles Francfort ont créé il y a cinq ans Initium, une start-up qui offre des cours d’initiation à l’horlogerie accessibles à tout un chacun.

L’entreprise, qui emploie huit personnes, possède des ateliers au Noirmont, dans le canton du Jura, mais aussi à Genève et dans la région zurichoise. Plusieurs modules de cours d’une demi-journée ou d’une journée sont proposés, dont le prix oscille entre 1690 et 2690 francs. A ce tarif, vous pourrez emporter à la fin du cours le garde-temps que vous avez - en partie - créé vous-même.

Frappée par la crise du coronavirus

Ce concept au départ confidentiel s’est passablement développé au cours des dernières années. Initium a vu naître de nombreux concurrents, notamment à la suite de sa participation à l’émission de téléréalité «Les Intrépides» diffusée par la Radio télévision suisse (RTS).

Aujourd’hui, elle tente de se relancer après plusieurs mois difficiles liés à la crise du coronavirus. L’absence des touristes étrangers, qui représentent près de de la moitié des clients dans ses ateliers genevois, a lourdement impacté le chiffre d’affaires de la start-up comme d’ailleurs celui de la quasi-totalité des acteurs de l’horlogerie suisse.

Le temps d’une journée, notre journaliste spécialisé s’est glissé dans la peau d’un horloger et a tenté – avec plus ou moins de réussite – de fabriquer son propre garde-temps estampillé «Self Swiss Made».

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