Nouvelle musique d'art

Ce contenu a été publié le 12 octobre 2006 - 07:17

Ce qui est arrivé dans le monde de l'art après la Seconde Guerre mondiale – la rupture avec les formes traditionnelles – aurait aussi dû ouvrir la voie à de nouvelles expériences dans le monde de la musique. De fait, les compositeurs classiques se sont intéressés quelques temps aux nouveaux instruments électrophoniques, mais bien vite et sous l'influence du mouvement folk, ils se sont tournés vers les instruments de musique traditionnelle.

En 1972, le premier concert associant le cor des Alpes à un orchestre symphonique, celui de Jean Daetwyler, a surpris le public. On a pu observer des jam sessions entre des groupes de jazz et de musique country. La découverte d'autres instruments et d'autres styles de musique ainsi que des mélanges possibles entre eux suscite une curiosité grandissante.

Alors qu'au début des années 70 l'Association fédérale de jodel et sa section de joueurs de cor des Alpes traditionnel venaient juste d'accepter l'interprétation polyphonique, le célèbre fa du cor des Alpes et les candidates féminines, les musiciens professionnels commençaient de leur côté à mettre en valeur les improvisations expérimentales avec le cor des Alpes. Le groupe de jazz de Jürg Solothurnmann «The Alpine Jazz Herd» fut complété d'un cor des Alpes, d'un hackbrett et d'une cornemuse. Roger Zanetti jouait du cor des Alpes en tant que musicien de rue avec un accompagnement en play-back. Le trompettiste de jazz Hans Kennel et les trois autres membres du «Contemporary Alphorn Orchestra» ont transformé le cor des Alpes en percussion idiophone en raclant la gaine de rotin avec l'embouchure. Le joueur d'instrument à vent Balthasar Streiff hurlait tandis qu'il soufflait dans le cor des Alpes et, dans l'ensemble «Gelato misto musicale», le joueur de cor des Alpes avait l'habitude de retourner son instrument afin de chanter à travers le pavillon comme s'il s'agissait d'un porte-voix.

La jodleuse expérimentale Christine Lauterburg, toujours accompagnée du büchel traditionnel et interprétant de vieilles chansons pastorales, a modernisé les textes traditionnels alors que Hans Kennel et ses collègues ont paraphrasé les mêmes mélodies avec des cors des Alpes dans différents airs.

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