Les partisans du oui à l’ONU lancent leur campagne
Le comité des parlementaires favorables à l'entrée de la Suisse à l'ONU donne le ton alors qu'on attend les résultats d'un sondage d'opinion.
En prévision du vote du 3 mars 2003, où les citoyens et les cantons devront se prononcer pour ou contre l’adhésion de la Suisse à l’ONU, un comité inter partis regroupant quelque 190 parlementaires fédéraux a ouvert les feux de la campagne pour le oui.
En 1986, une première votation sur le même enjeu avait piteusement échoué. Non seulement la proposition d’adhésion n’avait recueilli qu’un quart des suffrages, mais aucun canton, sans exception, ne l’avait soutenue.
Depuis lors, le monde a bien changé, clament ceux qui – y compris dans le monde de la politique et de l’économie – prônent désormais l’adhésion alors qu’il y a quinze ans ils la refusaient sans compromis possible.
Pour la grosse majorité des parlementaires qui ont décidé de faire front commun au-delà des frontières partisanes, la Suisse a aujourd’hui tout à gagner d’une adhésion à l’ONU. Elle pourra y défendre ses intérêts sans pour autant mettre en péril sa neutralité.
Mais les électeurs ont-ils changé d’opinion?
Serait-ce aussi l’avis des citoyens? Le point de vue des électeurs est-il différent de celui qu’ils exprimaient dans les urnes en 1986? On pourra en tout cas s’en faire une idée un peu plus précise dès jeudi soir. La radio et la télévision suisses romandes révéleront en effet les résultats d’un sondage réalisé par l’Institut MIS-Trend à Lausanne.
Les questions posées ne portent pas seulement sur les intentions de vote, mais aussi sur les connaissances que les citoyens et citoyennes suisses ont du dossier, sur leur manière de voir l’ONU et de façon plus générale sur leur vision de la place de la Suisse dans le monde.
Deux autres sondages sont prévus avant le 3 mars 2002, à mi-janvier et fin février. Ils permettront, disent ses auteurs, de cerner de plus près l’évolution des opinions et de mesurer plus concrètement le véritable impact des thèmes de la campagne.
Bernard Weissbrodt
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