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Soulagement général

La nouvelle Crossair pourra décoller, la Suisse dit "ouf". swissinfo.ch

Le feu vert du gouvernement suisse au lancement d'une nouvelle compagnie nationale a suscité des réactions globalement positives. Même si l'euphorie n'est pas de mise.

Concerné au premier chef, le canton de Zurich est soulagé par le lancement d’une nouvelle compagnie intercontinentale. La réaction du conseiller d’Etat zurichois Ruedi Jeker en est la preuve: «je suis très content pour mon canton et l’aéroport de Kloten que nous ayons trouvé une solution créative entre l’économie privée et les pouvoirs publics».

Pas d’euphorie syndicale

Même soulagement du coté du syndicat PUSH. Selon son président Richard Dunkel, la décision prise était l’unique solution. Il se réjouit que de nombreux postes de travail aient ainsi pu être sauvés jusqu’à fin mars. Tout en espérant que le nombre de licenciements ne dépassera pas les 4000 ou 5000.

Richard Dunkel tient toutefois à souligner le travail qui reste à accomplir pour assurer la viabilité de la compagnie. Un point de vue partagé par le syndicat des pilotes de Swissair Aeropers.

Egalement soulagé, le personnel de cabine de Swissair ne verse pas pour autant dans l’euphorie. Pour Jörg Riggenbass, porte-parole de l’organisation Kapers, toute solution qui aboutirait à la reprise d’un nombre de long-courriers inférieur à une vingtaine serait contraire à l’objectif déclaré. Autrement dit, il ne permettrait pas de maintenir un maximum d’emplois.

Toute autre réaction du côté de la Confédération des syndicats chrétiens. Qui souligne l’irresponsabilité de Berne. Pour elle, les emplois conservés grâce au plan de sauvetage n’ont pas d’avenir.

L’association patronale economiesuisse, elle, salue la décision de lundi. Un choix qui permettra de lancer «une compagnie aérienne économiquement viable et de maintenir également la fonction de plate-forme européenne et intercontinentale de Zurich».

L’UDC fait bande à part

Du coté des partis, le PDC approuve le plan annoncé par le Conseil fédéral. Mais il se déclare «à moitié heureux» que le milliard de francs promis pour les prochains mois le soit à fond perdu. Il estime également que la somme de 600 millions de francs devant servir à l’augmentation de capital doit être un maximum.

Les socialistes, eux, estiment que les buts de l’opération de sauvetage ont été atteints. Le PS estime également qu’avec 38 % du capital-action, les pouvoirs publics auront une influence certaine sur la nouvelle compagnie.

Satisfait, le parti radical l’est lui aussi. Il considère néanmoins que cette participation de l’Etat dans le capital de la compagnie est à la limite de ce qui est admissible.

Quant aux libéraux, ils vont plus loin. En estimant que la Confédération doit se retirer du capital dès que possible.

Enfin, l’UDC persiste et signe. Elle maintient son opposition à l’intervention de la Confédération. Selon le parti de tribun populiste Christophe Blocher, la faillite de Swissair est l’affaire d’une entreprise privée. Ce n’est pas une catastrophe nationale.

swissinfo avec les agences

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