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La Suisse n’oublie pas Goma

Une fois solidifiées, les coulées de lave du volcan font des balafres dans le paysage. Keystone

L'aide suisse aux victimes du volcan Nyiragongo passera essentiellement par les organisations internationales. Une aide qui a été portée à 1,2 million de francs.

Hansjürg Ambühl, chef de la section Afrique du Corps suisse d’aide humanitaire (CSA), est revenu samedi soir de la région dévastée de Goma, à l’est de la République démocratique du Congo (RDC) après une mission d’observation de plusieurs jours.

Il a précisé qu’une grande partie du crédit-cadre sera allouée au Comité international de la Croix-Rouge (CICR) pour l’approvisionnement en eau. Des fonds seront aussi versés au Programme alimentaire mondial (PAM) et à d’autres agences des Nations unies.

Un logisticien du CSA resté sur place devrait être rejoint par un collègue, a ajouté M. Ambühl. D’autres collaborateurs de la Direction du développement et de la coopération (DDC) en poste à Bujumbura et Kigali sont déjà à Goma. La DDC collabore sur place avec des organisations locales qui devraient aussi obtenir une partie des fonds débloqués, a-t-il précisé.

Forte mobilisation

A Goma, M. Ambühl a pu constater l’importance de l’aide internationale. Sur le chemin du retour alors qu’il se dirigeait vers le Rwanda voisin, il a croisé des convois de camions chargés de biens de première nécessité. L’ONU a annoncé vouloir acheminer 18 tonnes de biens en trois semaines.

Dans la ville sinistrée du bord du lac Kivu, les 500 000 habitants ont pratiquement tous été touchés par la tragédie: soit ils ont perdu leurs biens dans les flots de lave qui ont traversé Goma il y a une semaine, soit ils ont été victimes de pillages, a encore expliqué le coopérant.

Profond fossé

Un profond fossé s’est creusé entre la population civile et les rebelles du Rassemblement congolais pour la Démocratie (RCD), selon Hansjürg Ambühl. En effet, les habitants sont fâchés de ne pas avoir été avertis plus tôt de l’imminence de la catastrophe par les miliciens.

La reconstruction de la partie détruite de la ville reste pour l’instant hypothétique, selon M. Ambühl, en raison de l’incertitude qui entoure l’activité du volcan. Maintenir la ville sur son site actuel pourrait être trop risqué et l’état déplorable des structures détruites par la guerre civile n’améliore pas la situation, a-t-il souligné.

L’est de la RDC, ravagé par la guerre civile, est en situation d’urgence humanitaire depuis de nombreuses années.

swissinfo avec les agences

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