Fin de l’occupation d’une église à Zurich
Les sans-papiers qui occupaient deux églises depuis 19 jours à Zurich ont mis fin à leur action de protestation mercredi. Malgré le «succès partiel» de l'opération, leur quotidien reste pour l'heure inchangé.
Près de 150 personnes, dont une majorité de personnes en situation illégale, ont d’abord occupé pendant 17 jours la Predigerkirche à Zurich dans le but d’attirer l’attention sur leur détresse et d’obtenir des papiers pour pouvoir rester en Suisse.
Ils ont ensuite déménagé dimanche dans l’église St-Jakob, l’évacuation de la Predigerkirche étant la condition posée par les autorités pour rencontrer les sans-papiers. Le conseiller d’Etat (ministre) zurichois responsable de la sécurité, Hans Hollenstein, a reçu le collectif lundi.
Une seule concession a été faite par le magistrat: il tentera de convaincre le Parlement du canton de réactiver la commission pour les cas de rigueur, un groupe d’experts qui statuait sur les demandes de régularisation à la place de l’office cantonal des migrations.
Actuellement, cet office ne transmet quasiment aucune demande de cas de rigueur à la Confédération, c’est-à-dire de demande de permis d’établissement pour les sans-papiers. D’autres grands cantons sont plus généreux dans ce domaine.
Le collectif zurichois qui défend les sans-papiers poursuivra sa lutte durant les prochaines semaines. Il a l’intention de rencontrer les représentants des partis politiques locaux pour leur montrer que le régime auquel ils sont soumis à Zurich n’est pas humain et que le quotidien des sans-papiers demeure inchangé.
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