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Bien plus qu’une simple discussion sur une redevance

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La Chambre du peuple a suspendu son débat sur l’initiative No Billag. En attendant la reprise lundi, on a pu mesurer les exigences qui pèsent sur la radio-télévision publique (SSR). Illustration sur quatre points cruciaux, avec des citations des parlementaires.

Ce contenu a été publié le 15 septembre 2017 - 17:48
Sandro Lüscher, Balz Rigendinger

 Quelle importance a la SSR pour les régions?

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De quel parti sont-ils (elles)?

Les député(e)s cités ici appartiennent aux formations suivantes.

PLR – Parti libéral-radical (droite)

UDC – Union démocratique du centre (droite conservatrice)

PDC - Parti démocrate-chrétien (centre)

PS – Parti socialiste

Les Verts – Parti écologiste

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Dans un petit pays quadrilingue comme la Suisse, il faut absolument une offre médiatique diversifiée. (Thierry Burkart, PLR)

La Suisse parlait déjà quatre langues avant que la SSR existe. (Adrian Amstutz, UDC)

Plus de 70% des revenus de la SSR viennent de Suisse alémanique, mais 43% seulement servent à financer l’offre en langue allemande. La différence sert au cofinancement d’un bon service de radio et de télévision dans les trois régions minoritaires. (Martin Candinas, PDC)

Les médias plus petits bénéficiant d’une concession [radios et TV locales] pourraient à peine survivre sans la redevance (Viola Amherd, PDC)

La part que les petits reçoivent est tellement mince par rapport au total que la SSR maintient simplement les petits petits et ne leur laisse aucune chance. (Lukas Reimann, UDC)

Quelle importance a la SSR pour l’économie?

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Natalie Rickli, grande pourfendeuse de la SSR, face à une des ses caméras. swissinfo.ch

Aujourd’hui déjà, des centaines de millions de francs de publicité partent à l’étranger. (Edih Graf-Litscher, PS)

La SSR a aujourd’hui plus de 300 millions de recettes publicitaires. Elle pourrait se placer sur le marché. Je serai même prête à payer un abonnement pour voir le Téléjournal (Natalie Rickli, UDC)

Aujourd’hui, le marché libre est occupé en grande partie par des chaînes étrangères. Les groupes étrangers comme Netflix, Amazon, Facebook, Google ou UPC Liberty Global grignotent aussi une partie toujours plus grande de la souveraineté de la Suisse en matière audiovisuelle. (Regula Rytz, les Verts)

L’argent qui ne sera plus versé pour la redevance va créer de nouvelles places de travail. (Lukas Reimann, UDC)

No Billag menace les 6000 places de travail de la SSR dans les quatre régions linguistiques. Elle anéantit d’innombrables emplois dans l’économie audiovisuelle de la Suisse. (Regula Rytz, les Verts)

Avec No Billag, la SSR continuerait d’exister. (Natalie Rickli, UDC)

Combien peut coûter la SSR?

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Le service public ne peut pas être financé uniquement commercialement (Viola Amherd, PDC)

Ne me dites pas qu’il n’est pas possible d’économiser 10 à 15%. (Gregor Rutz, UDC)

Le service public est moins cher que la consommation de médias à la carte. (Edih Graf-Litscher, PS)

La SSR n’a pas économisé un franc. (Natalie Rickli, UDC)

Le privé n’est pas meilleur et moins cher que SRF [chaînes alémaniques de la SSR]. (Regula Rytz, les Verts)

La SSR lutte contre l’initiative à coup de millions. (Natalie Rickli, UDC)

Quelle importance a la SSR pour la Suisse?

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«No Billag» est une initiative destructrice. C’est une attaque contre notre démocratie. (Regula Rytz, les Verts)

Nous n’avons pas besoin d’une démocratie guidée. Arrêtez donc de parler du processus démocratique. Nous n’avons pas besoin non plus d’une concentration de pouvoir dans les médias, qui devrait empêcher les citoyens de penser (Adrian Amstutz, UDC).

La SSR est un diffuseur public aux mains du gouvernement, financé par une taxe obligatoire. (Thomas Müller, UDC)

L’information indépendante est d’une importance capitale, surtout dans une démocratie directe. Chez un diffuseur privé, les relations de propriété et d’influence ne sont pas toujours clairement visibles et l’orientation obéit à une logique commerciale. (Martin Candinas, PDC)

Nous avons besoin de médias libres. Mais l’initiative ne pourrait-elle pas justement aider les médias libres à percer? La SSR dépend totalement de l’Etat. (Lukas Reimann, UDC)

Désormais, dans de nombreuses régions, la SSR est seule à briser le monopole. (Min li Marti, PS)

Adrian Amstutz (à la tribune), à côté de Martin Candinas. swissinfo.ch

SWI swissinfo.ch est une unité d'entreprise de la SSR. 

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