Le sauvetage d’UBS avalisé sous conditions
La Chambre haute du Parlement a accepté à son tour mardi le crédit de 6 milliards pour recapitaliser UBS. Contrairement à la Chambre basse, la gauche a cette fois réussi à imposer de justesse le remboursement des bonus excessifs touchés par les dirigeants de la banque.
Le Conseil des Etats (Chambre haute) a accepté l’octroi du crédit par 22 voix contre 2 et 7 abstentions. A l’instar du National (Chambre basse) lundi, le débat a été agité. Divers orateurs ont fait part de leur malaise à propos de la procédure d’urgence choisie par le gouvernement.
Lundi, toutes les propositions venant de la gauche et visant à assortir l’octroi du crédit de contreparties de la part d’UBS avaient été refusées par le National. Le Conseil des Etats a lui accepté l’amendement visant à exiger le remboursement des rémunérations «disproportionnées» par les dirigeants d’UBS au cours des 5 dernières années.
La décision, inattendue, est tombée par 18 voix contre 17, grâce à la voix prépondérante du président Alain Berset (Parti socialiste / Fribourg). Le National, très divisé sur la question – 91 voix contre 90 grâce au vote prépondérant de sa présidente démocrate-chrétienne (centre-droit) Chiara Simoneschi – , devra donc à nouveau se prononcer.
Le feu vert des deux chambres du Parlement a permis à la Confédération de libérer immédiatement l’emprunt à conversion obligatoire de 6 milliards. Ce prêt, soumis à un intérêt de 12,5%, est censé rapporter 750 millions de francs bruts par an (600 millions nets). Il finira sur des comptes de l’île anglo-normande de Jersey, au grand dam de certains sénateurs.
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