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Pour limiter la fuite de cerveaux, la Suisse ouvre un consulat high tech à Boston

L'Arena, coeur de cette maison des sciences et des technologies. (image de synthèse tirée du site)

Inauguration mardi dans la banlieue de Boston du premier consulat de Suisse consacré à la science et la haute technologie. La Maison Suisse pour la Recherche de pointe et l´Education est la tête de pont de la Suisse au coeur de la nouvelle économie.

Installée dans un vestige de l'ancienne économie - une épicerie, désormais transformée en lieu de rencontres multimédia - ce consulat high tech a trois grands objectifs.

D'abord, vendre la technologie helvétique aux Etats-Unis. Les responsables de la Maison Suisse reconnaissent qu'il s'agit là d'un objectif ambitieux sur le marché très concurrentiel que constitue la région de Boston, avec ses 126 universités et le vivier d'entreprises qui entoure ces établissements.

Ensuite, favoriser les collaborations américano-suisses, tant au niveau de la recherche scientifique que du montage financier. Pour remplir cet objectif, il faudra notamment faire sortir la Suisse de son image de pays de l'horlogerie et du chocolat. «Les intellectuels et les hommes d'affaires ne sont pas imperméables aux idées reçues», souligne ainsi Xavier Comtesse, consul à Boston et père de SHARE (Swiss House for Advanced Research and Education).

Mais le pari le plus difficile est sans doute celui qui consiste à encourager le retour au pays des cerveaux. 2000 chercheurs et universitaires suisses travaillent aux Etats-Unis, sans compter quelques 8000 jeunes étudiants.

Les demandes de visa de résident permanent - la fameuse «carte verte» - sont en augmentation, et les entreprises américaines ont le soutien de leur gouvernement pour recruter avec agressivité.

La semaine dernière encore, le Congrès a doublé le nombre de visas réservés à des professionnels étrangers de la haute technologie. Près de 600 000 visas H-1B seront ainsi délivrés d'ici 2003.

«Pour freiner la fuite des cerveaux, il faudrait doubler le budget de la recherche en Suisse», explique M. Comtesse, avant d'ajouter: «nous essayons ici de proposer un modèle et d'apporter une petite contribution».

Marie-Christine Bonzom, Washington

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