Procès de l’éboulement de Bondo (GR): quatre accusés se taisent
Neuf ans après l'éboulement meurtrier de Bondo, le procès de cinq personnes accusées d'homicide par négligence a débuté lundi à Pontresina (GR). Quatre accusés ont refusé de répondre. Le parquet réclame "une peine appropriée" en cas de condamnation.
(Keystone-ATS) Deux représentants du canton, un géologue externe ainsi que deux représentants de la commune de Bregaglia, à laquelle appartient Bondo, comparaissent devant le tribunal régional de Maloja. Le procès doit déterminer si, à l’époque, un important éboulement était prévisible en l’espace de quelques jours, semaines ou mois. Huit personnes ont perdu la vie dans la catastrophe survenue au matin du 23 août 2017.
Lundi, les cinq accusés ont été interrogés: quatre accusés ont refusé de répondre aux questions du tribunal mais la conseillère nationale PLR et ex-maire de Bregaglia Anna Giacometti a pris la parole. L’un des représentants de l’office grison de l’environnement s’est juste référé aux évaluations qu’il avait déjà exposées en 2018 à la police cantonale, en tant que coauteur d’un rapport.
Avis d’experts
Lors de son interrogatoire, Anna Giacometti a pour sa part évoqué les avis des experts de l’époque. Elle a maintenu qu’elle n’avait pas participé à l’évaluation des risques et qu’elle s’était fiée aux avis des experts compétents: c’est pourquoi la fermeture des sentiers de randonnée dans la région n’avait pas fait l’objet de discussions.
Mme Giacometti a expliqué qu’une fermeture aurait théoriquement pu être mise en place en quelques heures. Cependant, en l’absence de recommandations en ce sens, cette mesure n’avait pas été envisagée. Elle s’était toujours fiée à ces recommandations.