Raphaël Glucksmann candidat à la présidentielle française
Raphaël Glucksmann a annoncé dimanche sur TF1 sa candidature à la présidentielle. Il compte participer à la primaire sociale-démocrate organisée en octobre par le PS et son propre parti, Place publique.
(Keystone-ATS) «Je suis candidat pour relever la France parce que vous savez, on a tous une boule dans le ventre quand on regarde ce qu’est en train de devenir notre nation et ce qu’elle pourrait devenir dans les mois qui viennent», a déclaré l’eurodéputé qui s’est dit «candidat pour gagner».
Le PS et Place publique doivent finaliser dans les prochains jours les modalités de cette petite primaire, comme les parrainages requis pour les candidats qui doivent appartenir à l’arc social-démocrate.
L’eurodéputé, âgé de 46 ans, partira favori de ce scrutin auquel plusieurs socialistes – Ségolène Royal, les députés Philippe Brun et Jérôme Guedj… – souhaitent participer, en attendant la candidature possible du Premier secrétaire Olivier Faure.
Réaffirmant son hostilité à LFI «avec qui il n’y aura plus jamais d’accord si je gagne la primaire», Raphaël Glucksmann a tendu la main aux Ecologistes, «qui ont eu raison avant tout le monde sur la catastrophe climatique que nous sommes en train de vivre», et aux communistes, avec qui «nous avons un objectif commun, qui est la réindustrialisation du pays, le fait de remettre les travailleurs au coeur du contrat social».
Raphaël Glucksmann avait refusé de participer à une primaire plus large qui aurait inclus toute la gauche non-mélenchoniste, avec François Ruffin, Clémentine Autain ou encore Marine Tondelier.
Travailleurs mieux payés
Dans son programme, son obsession sera d’augmenter «la rémunération nette des travailleurs» par une baisse des prélèvements sociaux sur les salaires.
Elle sera financée «en taxant davantage les méga-héritages, les 1% les plus gros, ça nous permettra de récupérer 15 milliards d’euros que nous transférerons directement sur la fiche de paie des travailleurs», a-t-il précisé. Il a également promis «un plan de sauvetage de l’école publique» car «ça me retourne les tripes l’état de l’école publique aujourd’hui».
Sa candidature aura aussi pour conséquence très probable la mise en retrait sur France 2 de sa compagne Léa Salamé, qui présentait le JT.
«Comme dans tous les couples, quand la décision de l’un a un impact aussi grand sur la vie de l’autre, nous avons eu de longues discussions mais dans la vie de chacun, il y a un moment où les combats que vous menez, eh bien vous devez les mener jusqu’au bout», a-t-il justifié.