Reto Ziegler: «J’ai signé au bon moment»
(Keystone-ATS) Football – Depuis longtemps, il caressait un rêve: jouer dans un grand club européen. Depuis le 1er juillet, Reto Ziegler touche le Graal avec la Juventus.
A 25 ans, le Vaudois s’est engagé pour quatre ans avec le club piémontais. «J’ai signé au bon moment, avoue-t-il. Le club reste sur deux années d’insuccès. Une nouvelle page se tourne. J’entend pleinement saisir ma chance».
Sous la férule d’un nouvel entraîneur, Antonio Conte, la «vieille dame» adoptera cette saison un schéma presque révolutionnaire: un 4-2-4. Ce système de jeu demandera aux deux latéraux, Stephan Lichtsteiner à droite et Reto Ziegler à gauche, de revoir leurs fondamentaux. «L’entraîneur ne souhaite pas nous voir plonger sur les flancs à chaque instant, explique Ziegler. Il privilégie la relance. A nous de trouver les attaquants, de soigner la relation technique avec nos partenaires.»
Après trois matches amicaux disputés en Amérique du Nord, à Toronto contre le Sporting Lisbonne (1-2), à New York contre America Mexico (1-0) et à Raleigh face au Chivas Guadalajara (1-0), Reto Ziegler et ses coéquipiers sont revenus en Italie conclure leur préparation. «La plus éprouvante de ma carrière, avoue-t-il. Avant notre tournée, nous avons passé dix jours à courir dans le Val d’Aoste. Maintenant, nous retrouvons le ballon.»
Dans la montagne et en Amérique du Nord, Reto Ziegler a pu mesurer toute la ferveur qui entoure son nouveau club. «La Juventus est une véritable marque mondiale. C’est un honneur d’appartenir à un tel club, lâche l’ancien joueur de la Sampdoria. Un honneur qui comporte beaucoup de devoirs. Les responsabilités auxquelles un joueur de la Juventus doit faire face sont énormes !»
Avant les trois coups du Calcio, Reto Ziegler a retrouvé avec un bonheur non dissimulé l’équipe de Suisse. Le match de Wembley a agi, dit-il, comme un déclic. «Nous avons démontré que nous pouvions très bien jouer au foot. L’apport des jeunes est déterminant à ce titre. Il peut nous permettre de nous qualifier pour l’EURO. Tout le monde parle de la Coupe du monde 2014 après le tirage des groupes. Mais croyez-moi, l’EURO 2012, je veux toujours le jouer !»