Genève met le paquet pour le siège de l’ONU des villes
Genève ouvre un crédit de candidature pour héberger la future organisation mondiale des villes. Avec Divonne, sa voisine française.
Les municipaux genevois semblent y croire. Leur ville, en faisant alliance avec Divonne-les-Bains, peut prétendre accueillir le siège de «l’ONU des villes». Mercredi, ils ont voté un crédit de 430 000 francs, soit les deux tiers de leur budget commun de campagne.
Cette nouvelle Organisation est née l’an passé de la volonté de fusion de deux organismes internationaux. D’un côté, la Fédération mondiale des cités unies (FMCU), d’inspiration plutôt latine. De l’autre, l’Union internationale des villes et pouvoirs locaux (IULA), mieux implantée dans le monde anglo-saxon.
Il y va de la démocratie
A Istanbul, en 1996, la Conférence des Nations Unies sur l’habitat humain avait assez clairement conclu à la nécessité de favoriser les échanges et la coopération entre les villes de la planète, petites et grandes.
A l’heure de la mondialisation, mais aussi de la croissance spectaculaire des agglomérations urbaines, encourager les démarches citoyennes locales et renforcer les institutions proches des citoyens apparaît comme l’un des grands défis des décennies à venir.
Si la future organisation n’existera que dans deux ans, c’est en juin prochain déjà, à Guadalajara, au Mexique, que devrait être choisie sa ville-siège. Il ne reste donc à Genève et Divonne que peu de temps pour faire campagne. D’autant que de sérieux concurrents s’y préparent aussi, genre Montréal, Barcelone ou Prague, semble-t-il.
Pour le meilleur et pour le pire
Entre Genève et Divonne, petite cité de 7’000 âmes, ce n’est sans doute pas l’amour parfait. Mais il y a des mariages de raison et des jumelages inégaux qui réussissent. Avec des arguments à faire valoir de part et d’autre de la frontière: ici un cadre international, là un certain art de vivre.
Demeure pourtant une hypothèque que personne n’ose véritablement trop évoquer. Dans une dizaine de jours, les Suisses vont dire s’ils veulent entrer aux Nations Unies. En cas de refus, la candidature genevoise à l’ONU serait alors la première à prendre la mesure de l’effet boomerang.
Bernard Weissbrodt
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