Jeunes plus prosaïques et plus à droite

En un quart de siècle, les valeurs des jeunes ont changé en Suisse: les grandes questions idéologiques ont fait place à des préoccupations plus prosaïques, comme la réussite amoureuse ou la sécurité financière. Politiquement, les jeunes ont viré à droite. C'est ce qui ressort d'une enquête fédérale présentée vendredi à Berne.

Ce contenu a été publié le 22 août 2008 - 14:46

Les années 70 ont été marquées par les effets de mai 68, les années 80 par les mouvements alternatifs et les années 90 par la fin de la guerre froide, la globalisation et le durcissement économique.

Malgré ces changements, le taux de satisfaction des jeunes face à leurs conditions de vie est resté relativement stable, relèvent les auteurs de cette étude menée sur la base de sondages auprès de 2000 jeunes de 20 ans (en 1979, 1994 et 2003).

Sur le plan politique, un coup de barre à droite a été observé avec un accent mis sur la sécurité matérielle et l'identité nationale. Mais l'écologie, la paix et l'égalité des sexes (pour les jeunes femmes) restent toujours des causes mobilisatrices.

Précision: depuis 2003, de nouvelles études montrent que la gauche regagnerait des points parmi les jeunes. Mais leur engagement en politique reste faible.

L'ouverture de la Suisse face à l'Union européenne et aux organisations internationale a subi un fort recul. La famille et le travail ont par contre repris du poil de la bête.

L'importance accordée au travail continue de se situer au 4e rang sur huit, derrière la famille, les amis et les loisirs. Moins de 10% des jeunes renonceraient à travailler s'ils en avaient les moyens.

Les jeunes sont moins sensibles au salaire qu'au climat de travail. Ils veulent un job intéressant, avec des perspectives d'avancement. La sécurité de l'emploi est très importante à leurs yeux. En revanche, la volonté des jeunes d'assumer des responsabilités est faible.

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