Swiss-Ski attend beaucoup de la nouvelle génération
(Keystone-ATS) Une valeur sûre, Dario Cologna, et une grande inconnue, Simon Ammann: ainsi peut se résumer la situation dans le camp suisse avant l’ouverture à la fin du mois de la saison 2014-15 de ski nordique.
Lors de sa conférence de presse annuelle, Swiss-Ski a souligné la nécessité de faire passer la relève au niveau supérieur afin qu’elle aille titiller et appuyer les cracks.
Le responsable des fondeurs, Hippolyt Kempf, ne tarit pas d’éloges sur les progrès de la nouvelle génération, emmenée par Roman Furger, Roman Schaad, Jonas Baumann, Gianluca Cologna et le Vaudois Jovian Hediger. Ce dernier, en particulier, a répondu «positivement» à l’arrivée du nouveau chef de l’équipe de Coupe du monde, le Slovaque Ivan Hudac. «Au début, Jovian a marqué un certain scepticisme face aux nouvelles méthodes, mais il s’est bien adapté», explique Kempf. Il attend du skieur de la Vallée de Joux des apparitions régulières en demi-finale ou en finale des épreuves de Coupe du monde.
Avec Hudac, qui a succédé le printemps dernier à Guri Hetland, une nouvelle philosophie s’impose. Le Slovaque se montre «très interventionniste et très présent» auprès des athlètes, alors que la tradition norvégienne incarnée par Hetland reposait sur la liberté individuelle. «L’accent est mis sur la qualité. Les fondeurs effectuent par exemple un bloc de trois jours d’entraînement intensif, suivi d’un jour de repos», précise Kempf. Au début, des athlètes comme Dario Cologna se sont montrés surpris mais finalement, «la mayonnaise a bien pris» selon Swiss-Ski, qui constate une grande sérénité dans l’équipe.
Triple champion olympique et triple vainqueur de la Coupe du monde, l’aîné des Cologna a connu une préparation bénéfique, sans accroc, hormis un ou deux petits coups de froid. Le Grison pourra jouer sur trois tableaux: les Mondiaux de Falun en Suède (18 février – 1er mars), point d’orgue de la saison, le Tour de Ski et, probablement, le général de la Coupe du monde.
En saut, Simon Ammann a toujours «autant faim et son zèle à l’entraînement n’a pas varié», assure le responsable de discipline Berni Schödler. Avec un athlète de ce talent, tout reste possible à tout moment, assure-t-il. Mais le St-Gallois a connu une préparation estivale difficile (problèmes de réglage avec le matériel). Papa depuis peu, il a entamé une nouvelle étape dans sa vie. Les concours avant Falun – la saison démarre le 23 novembre à Klingenthal – donneront le ton. Prudent, Schödler «évoque des places dans le top 10», tout en espérant mieux. Swiss-Ski attend par ailleurs une percée du Vaudois Killian Peier et l’affirmation du Lucernois Gregor Deschwanden.