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L'artiste contestataire Ai Weiwei n'est toujours pas autorisé à quitter la Chine, a-t-il indiqué jeudi. Sa liberté conditionnelle d'un an, qui lui imposait de rester à Pékin, a pourtant pris fin jeudi.

"Ce matin je me suis rendu au commissariat de police", a relaté par téléphone Ai Weiwei, en précisant qu'on lui avait remis un document officiel annonçant la fin théorique de son contrôle judiciaire. "Ma période d'un an de liberté conditionnelle est achevée mais ils ont dit qu'ils continueraient à restreindre ma liberté de déplacement", a poursuivi l'artiste.

"Ils ne m'ont pas rendu mon passeport", a-t-il ajouté, au lendemain d'une audience dans un tribunal de Pékin consacrée à l'examen d'une plainte qu'il avait déposée contre un colossal redressement fiscal, une sanction selon lui destinée à le réduire au silence.

"Ils ont affirmé que je faisais l'objet d'une enquête pour d'autres infractions. Je leur ai répondu: 'Il vous faut alors agir dans le cadre d'une procédure judiciaire, vous ne pouvez pas simplement en faire état oralement'", a aussi déclaré M. Ai.

Vague d'indignation

L'artiste touche-à-tout, invité à l'étranger pour des expositions de ses oeuvres dans les plus grands musées, avait été détenu dans un lieu inconnu de début avril à fin juin 2011. Cette détention au secret avait soulevé une vague d'indignation à travers le monde. Il vit en permanence sous surveillance.

Son principal conseiller juridique, l'avocat Liu Xiaoyuan, a par ailleurs annoncé jeudi être forcé par les autorités à quitter ce même jour Pékin.

L'artiste polyvalent, qui a participé à la conception du célèbre Nid d'oiseau, le stade des jeux Olympiques de Pékin en 2008, avait notamment enquêté sur l'effondrement d'écoles lors du séisme de 2008 dans la province du Sichuan et sur un incendie qui avait fait des dizaines de victimes en novembre 2010 à Shanghai.

ATS