Navigation

Transports publics: les prix vont augmenter de près de 3 %

Ce contenu a été publié le 02 mai 2014 - 17:58
(Keystone-ATS)

Deux ans après la dernière hausse, le prix des transports publics va encore augmenter. Les billets et les abonnements coûteront en moyenne 2,9 % plus cher en décembre prochain. Cette décision s'est imposée pour compenser le manque d'argent pour le trafic régional: 90 millions de francs manqueront en 2015.

"Je suis conscient qu'une hausse des tarifs ne fait plaisir à personne. Néanmoins, le défaut d'indemnisation attendu dans le trafic régional voyageurs la rend nécessaire", a dit vendredi devant la presse le directeur de l'Union des transports publics (UTP), Ueli Stückelberger.

Le demi-tarif pour un an passera de 175 à 180 francs (2,9%). L'abonnement général (AG) 2e classe coûtera lui 3655 francs au lieu de 3550, soit une augmentation de 3%. La clientèle profite régulièrement de l'extension de l'offre et l'augmentation des prix reste supportable, estime M. Stückelberger.

Interrogé sur une ligne rouge à ne pas franchir pour les usagers, le directeur de l'UTP a répondu qu'il n'y avait pas de "limite absolue". Mais il a reconnu que ce facteur avait joué pour l'AG de première classe adulte qui ne dépasse pas le seuil de 6000 francs. Il coûtera à l'avenir 5970 francs (+2,9 %).

Renouvellement du matériel roulant

Reste que les pouvoirs publics diminuent leurs propres contributions aux transports publics, a relevé M. Landolf. La baisse atteint 2,5% cette année et 1 % est prévue en 2015.

Selon les estimations de l'Office fédéral des transports (OFT), il manque 90 millions de francs en 2015 pour financer les prestations en constant développement et le renouvellement du matériel roulant. Or les entreprises de transport ne peuvent pas compenser seules cette somme.

Reste que les pouvoirs publics diminuent leurs propres contributions aux transports publics par rapport à ce qui était planifié, a relevé M. Landolf. La baisse atteint 2,5 % cette année et 1 % est prévue en 2015.

L'augmentation des prix a été accueillie sans enthousiasme par la Fédération romande des consommateurs (FRC) et l'organisation de défense des usagers du rail Pro Bahn. L'Association transports et environnement (ATE) comprend elle la hausse modérée pour payer la qualité des prestations offertes, mais elle estime par contre que les cantons et la Confédération doivent faire davantage d'efforts.

Accusation rejetée

Le Surveillant des prix, Stefan Meierhans, a lui par ailleurs dit qu'"il faut faire en sorte que les gens continuent de prendre le train tout en veillant à assurer une pérennité aux transporteurs".

La Confédération et les cantons ont eux rejeté les reproches qui leur sont faits.

Les CFF regrettent aussi l'augmentation "nécessaire" du prix des transports publics. Pour tenter de rester attractifs, gagner de nouveaux clients aux heures moins fréquentées, la compagnie a annoncé vendredi qu'elle double dès à présent le nombre de billets dégriffés valables en dehors des heures de pointe. Le quota de ces billets passe de 50'000 à 100'000.

Cet article a été importé automatiquement de notre ancien site vers le nouveau. Si vous remarquez un problème de visualisation, nous vous prions de nous en excuser et vous engageons à nous le signaler à cette adresse: community-feedback@swissinfo.ch

Partager cet article

Joignez-vous à la discussion

Avec un compte SWI, vous avez la possibilité de faire des commentaires sur notre site web et l'application SWI plus.

Connectez-vous ou inscrivez-vous ici.