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Affaires ou justice, l’Afrique du Sud a choisi

Le gouvernement sud-africain se distancie des poursuites lancées par des victimes de l'apartheid. Notamment contre l'UBS et le Credit Suisse Group.

Il estime qu’elles risquent de décourager les investissements étrangers en Afrique du Sud.

«Nous ne soutenons pas ces demandes de réparations individuelles, explique le ministre sud-africain de la justice, car nous négocions avec les compagnies qui font actuellement l’objet de poursuites.»

Et Penuell Maduna de préciser dans les colonnes du quotidien Business Day que ces pourparlers portent justement sur de futurs investissements dans l’Afrique du sud post-partheid.

«L’Afrique du Sud n’a pas besoin de ces poursuites», renchérit, le ministre sud-africain des finances Trevor Manuel, également cité par Business Day.

Le fossoyeur de l’apartheid

Deux professions de foi qui font suite à celle de Frederik de Klerk. En effet, le 8 novembre, l’ancien président sud-africain s’était, lui également, prononcé contre les plaintes collectives.

Pour celui qui fut le fossoyeur du régime de séparation des races, elles créent des précédents qui vont «paralyser l’aptitude des banques et des entreprises à conclure des affaires».

Bref, le gouvernement sud-africain réitère clairement son «indifférence» sinon une ferme hostilité face aux actions en justice lancée par la coalition Jubilee 2000 qui regroupe 4000 ONG.

Un «crime contre l’humanité»

Dans une plainte déposée à New York le 12 novembre, Jubilee 2000 accusent une vingtaine d’entreprises et de banques étrangères (dont l’UBS et le CSG) d’avoir coopéré avec l’ancien gouvernement raciste sud-africain.

Grâce à leurs investissements, estiment les ONG, ces compagnies-là ont permis au régime de l’apartheid «de survivre malgré les sanctions de l’ONU». Et elles ont donc ainsi indirectement participé à un «crime contre l’humanité».

Trois des sociétés directement visées, en l’occurrence UBS, Crédit Suisse Group et Daimler Chrysler, ont immédiatement rejeté ces accusations, les qualifiant d’ «injustifiées».

swissinfo avec les agences

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