Altitudes
Jusqu'à dimanche, le cinéma de montagne est à l'honneur dans la petite station vaudoise des Diablerets. Pour la 31e édition du Festival international du Film alpin, ce sont 31 films en provenance de huit pays qui sont en concours.
A l’enseigne de cette nouvelle édition, les organisateurs ont choisi parmi une soixantaine d’œuvres présentées de façon anonyme, afin qu’un maximum d’objectivité soit préservé. Cette année, de nouveaux critères ont été pris en compte: l’âge du film (pas plus de trois ans) et sa «carrière commerciale» antérieure.
Ainsi, deux tiers des films projetés à la Maison des congrès sont inédits. Les œuvres proviennent majoritairement de France (12), d’Italie (9), et de Suisse (5). Les autres moyens ou courts-métrages arrivent d’Australie, du Canada, de Russie, d’Allemagne et du Kirgisistan.
Depuis plusieurs années déjà, la programmation du «FIFAD» se répartit en trois sections: «Activités sportives en montagne», «Identité de la vie montagnarde» et «Sauvegarde de l’environnement en montagne». Par conséquent, «l’exploit pour l’exploit» n’est plus nécessairement au rendez-vous: quelqu’un qui viendrait chercher aux Diablerets une succession de prouesses vertigineuses serait sans doute déçu.
On peut certes voir des images affolantes de grimpeurs, et d’à-pic terrifiant, mais ces plans-là ne sont plus majoritaires. Le point commun de la majorité des films projetés aux Diablerets, ce serait plutôt la relation que l’homme entretient avec la montagne, la petitesse face à l’énormité, et les exigences que l’altitude impose aux êtres qui la côtoient au quotidien. Et puis, la passion qui caractérisent ceux-ci, du sud au nord, de l’est à l’ouest.
Si le Festival International du Film alpin des Diablerets a gagné en ouverture et en profondeur, il a donc perdu du terrain dans le domaine du spectaculaire. Afin de ne pas se couper du public attiré principalement par les sports extrêmes, les organisateurs ont innové, cette année, en proposant, dimanche dernier, une soirée intitulée «Freeride», où alternaient des images de snowboard, de ski, de parapente… Une soirée entièrement programmée par des jeunes de la région. Selon André Givel, président de la manifestation, une sorte de «prologue» au festival, prologue qui pourrait bien être reconduit, voire développé l’année prochaine.
Bernard Léchot
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