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Débâcle extraordinaire pour le hockey suisse

La Suisse a sombré face aux valeureux Ukrainiens. Keystone

Partie à Salt Lake City pleine d'espoirs, la Suisse a été humiliée par l'Ukraine (5-2). C'est la fin de son rêve olympique.

Inutile de réfléchir s’il est préférable d’affronter dans quelques jours la Russie, les Etats-Unis et la Suède, ou alors le Canada, la République tchèque et la Finlande. La Suisse ne se qualifiera pas pour le tournoi principal des Jeux olympiques, un objectif pourtant largement dans ses cordes et dont il était question depuis de nombreux mois.

Si la mièvre entrée en matière contre la France (nul 3-3) avait pu, partiellement, s’expliquer par une nervosité face à un tel événement olympique, la triste farce présentée au «E-Center» de Salt Lake City contre l’Ukraine a sombré dans le grotesque.

Le naufrage des Suisses

Perdant toutes les périodes (2-1 2-1 1-0), à nouveau rapidement menée au score, commettant des bourdes et des approximations indignes de professionnels, la phalange à croix blanche a sombré corps et âmes face à de valeureux Ukrainiens, qui n’avaient pourtant rien d’un foudre de guerre et qui étaient essentiellement composés de vieux routiniers que l’on disait fragiles et peu rigoureux en défense.

Il n’en fut rien. Après Philippe Bozon pour la France, c’est un autre mercenaire du championnat suisse, Valeri Chiriaev, capitaine de La Chaux-de-Fonds et de l’Ukraine, qui a joué un mauvais tour aux hommes de Krueger. «Je suis très déçu par les Suisses, ils ont joué n´importe comment. Ils étaient éparpillés sur la glace et n´ont que rarement évolué en équipe», relevait Chiriaev. L’équipe suisse s’est sabordée, cafouillant son hockey, incapable de construire un power-play digne de ce nom, refusant le débat physique imposé par les Ukrainiens.

A l’heure du bilan, peu de Suisses (Björn Christen et les buteurs Ivo Rüthemann et Sandy Jeannin notamment) échappent au naufrage. Même David Aebischer, peu coupable mais loin d’être transcendant, n’a pu apporter ce petit plus. Le gardien de NHL a d’ailleurs été remplacé par Martin Gerber après le 3e but, au début de second tiers.

La déception

«C’est une très grande déception, nous avons largement raté notre but, admettait le défenseur Martin Steinegger. Nous n’avons pas commis une erreur, mais plusieurs. Nous sommes revenus à 1-2, puis à 2-3, et nous avons laissé filer le match.»

Tout aussi dépité, Patrick Sutter avait du mal à expliquer cette déroute. «Après le match contre la France, nous voulions appliquer un système de jeu simple. Mais c’est tout le contraire qui s’est produit, explique le défenseur de Lugano, lui aussi en méforme totale. Et nous avons été dominés.»

Avec un seul petit point en deux matches, la Suisse disputera pour l’honneur son dernier match de poule qualificative contre la Biélorussie mercredi. Puis un match de classement pour définir son rang final. Entre la 9e et la 14e place. Loin, très loin, des ambitions que le hockey suisse s’était fixées.

Jonathan Hirsch

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